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Palais de Justice

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Palais de Justice

Pour éviter de troubler le service religieux, les autorités de la ville décident alors de construire un "parloir aux bourgeois "

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Nous sommes devant le portail du Palais de justice. Placez-vous à l'angle de la rue aux juifs et de la rue Thouret.
La construction du Palais de Justice commence en 1499. Au départ, bruits de foule seule une bourse du commerce doit être installée à cet endroit. En effet, les marchands avaient pris la mauvaise habitude de faire leurs affaires dans la cathédrale Notre-Dame. Pour éviter de troubler le service religieux, les autorités de la ville décident alors de construire un " parloir aux bourgeois ", Cette halle dédiée au commerce se trouve dans le grand bâtiment situé à gauche de la cour.
A la même époque musique renaissance le roi Louis 12 décide de créer une véritable cour de Justice permanente à Rouen. Le " parloir aux bourgeois " devient aussi un parlement, appelé ici l'échiquier permanent, en référence à l'ancien échiquier, hérité des ducs de Normandie et déjà fixé à Rouen.
Et ce palais a accueilli depuis sa création des avocats très célèbres ! Et notamment, un certain Corneille, l'auteur du Cid, qui est né à Rouen ! Si vous entrez dans l'ancien " parloir aux bourgeois ", devenu la salle des procureurs, vous trouverez toujours la table de marbre devant laquelle plaidait le célèbre Pierre Corneille...
Le palais de justice s'agrandit au 16e siècle, avec l'édification de la partie centrale financée par le roi et donc appelée palais royal. Sur décision de François 1er, l'ensemble prend le nom de parlement de Normandie et concentre les pouvoirs judiciaire, législatif et exécutif pour toute la région.
Le Palais de Justice de Rouen est aussi le lieu de grands procès en sorcellerie, notamment au 17e siècle. Dans ce genre d'affaire, les coupables sont à coup sûr envoyés au bûcher.
Pour Mathurin Boullée, le verdict est tombé : jugé pour sorcellerie, sacrilège et sortilège devant le Parlement de Normandie, il sera comme tant d'autres, condamné à mort et le chemin jusqu'au bûcher sera long. On n'entendra que des cris, on ne verra que des larmes.
Tout d'abord, il devra se prosterner devant la cathédrale Notre-Dame, et demander pardon à Dieu, au roi et à la justice. Puis on le traînera dans les rues du Rouen, les pieds nus et la corde au cou, jusqu'à la place du Vieux Marché ! Il sera brûlé vif.
Dirigeons-nous maintenant vers la place du Vieux Marché où Jeanne d'Arc nous attend.
Descendez maintenant la rue aux juifs. Traversez la rue Jeanne d'Arc, puis continuez tout droit en prenant la rue Rollon. Vous arriverez sur la place du Vieux Marché. Dirigez-vous ensuite sur le côté gauche de la place en direction des ruines. Une fois arrivé sur les ruines, arrêtez-vous, dos au musée Jeanne d'Arc.
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