Roubaix : imaginer l'ancienne Capitale industrielle >

Grand'Place

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Grand'Place

Elle a été récemment réaménagée par l'architecte Charles Huet qui s'est occupé des champs élysées de Paris.

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Nous sommes sur la grande place.
Elle a été récemment réaménagée par l'architecte Bernard Huet à qui on doit la rénovation des Champs Elysées à Paris.
Au 15ème siècle , c'est une petite église tout proche du château de Pierre de Roubaix . A cette époque, la cité n'est qu'un gros bourg d'une dizaine de rues. Les paysans quand ils ne sont pas aux champs travaillent chez eux. Les femmes filent la laine et les hommes la tissent. Pierre de Roubaix, seigneur influent de la région, obtient de Charles le téméraire, la signature d'un précieux document pour l'artisanat du tissage.
Moi Charles le téméraire, Duc de Bourgogne, ce 1er octobre de l'an 1469, je signe une charte qui accorde aux habitants de Roubaix le droit de faire licitement drap de toutes laines.
Le feu vert est donné. L'essor de Roubaix par le textile peut officiellement commencer . La charte des drapiers est aussi le nom d'une célèbre fresque de Jean Joseph Weerts que l'on peut admirer à l'hôtel de ville.
La tour clocher de Saint Martin date du 16 ème siècle est le monument le plus ancien de la ville. L 'église a subit de nombreuses transformations au cours des siècles, au rythme de l'évolution du bourg et de sa population.
En 1848, la petite église campagnarde n'est plus assez vaste pour accueillir tous les fidèles. On décide donc de l'agrandir dans un style tout nouveau : le néo gothique. Une première dans la région, et en France c'est la 2ème église qui se lance dans cette nouvelle mode architecturale.
Dans l'église on peut admirer, près de l'autel, le retable renaissance de St Jean-Baptiste bien connu des amateurs d'art. On peut voir aussi les gisants du 16ème siècle. L'un d'eux, juste à droite de la porte d'entrée est celui de François de Luxembourg, un enfant.
Eugène motte, industriel et maire de Roubaix inaugure ce nouvel hôtel de ville en 1911. Comme maire, il est comblé devant ses allures de palais.
Comme industriel, il a la fierté de présider, la même année, l'ouverture de l'exposition internationale du nord de la France à Roubaix. Cette manifestation a un succès retentissant qui couronne la réussite de la nouvelle capitale du textile.
1911 : Roubaix est à l'apogée de sa prospérité.
Au dessus des fenêtres, sous le toit une frise exceptionnelle dédiée à la gloire du textile raconte comme une bande dessinée toutes les étapes de la création textile, depuis la cueillette du coton ou la tonte du mouton jusqu'à l'expédition des tissus si réputés de Roubaix.
Voici le détail des 6 tableaux :
Les 6 tableaux se lisent de gauche à droite.
Prenons le premier. Complètement à gauche, une femme tourne le dos, ramasse le coton. A sa droite 2 hommes s'occupent de tondre le mouton tandis qu'encore à droite un ouvrier emporte une balle de laine.
Le deuxième tableau est la scène du peignage. Des ouvriers amènent les ballots, un autre au fond s'occupe des machines tandis que celui de droite emporte ce qu'on appelle les rubans.
Le 3 ème tableau : Le personnage de gauche avec son panier vide des canettes dans un chariot en osier. En arrière plan, 2 hommes s'affairent sur la machine à filer et le dernier à droite est en train de partir vers la prochaine transformation. C'est le tissage.
Le quatrième tableau, à droite du porche et de l'horloge. On remarque au premier plan un enfant. Il porte un panier de navettes. Ils étaient nombreux les enfants à travailler dans les manufactures. Derrière lui, au centre du tableau, l'homme appuie avec son pied sur la pédale du métier à tisser et le personnage le plus à droite présente le tissus enroulé qu'il va emmener à la teinturerie.
Le cinquième tableau représente, les hommes à la teinturerie qui portent des tabliers et des sabots. Au centre le teinturier vérifie la teinte du tissus pendant que son assistant prélève de la couleur dans sa louche.
Le dernier tableau est celui de la livraison et de l'expédition. Au premier plan, les deux ouvriers à gauche on l'air de peiner pour nouer le ballot de tissus, alors qu'à leur droite un homme attend avec son diable pour transporter la marchandise. Au fond, un homme à moustache a l'air sévère. Il surveille l'opération, c'est sûrement un contremaître, ou même le patron.
Cette frise a été réalisée par des sculpteurs originaires du Nord tous grand prix de Rome.
A l'hôtel de ville, on peut admirer un escalier monumental. Il est digne d'un opéra. En haut des marches il y a une plaque à la mémoire de Jean-baptiste Lebas.
Il a été le maire de Roubaix pendant plus de 30 ans et ministre pendant le gouvernement du front populaire. Le monde du travail lui doit de nombreuses avancées sociales.
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