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L'allée de l'histoire de la rose

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L'allée de l'histoire de la rose

Le parcours de la rose : de l'utile à l'agréable

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Vous êtes à présent devant l'allée de l'histoire de la rose, c'est un peu l'arbre généalogique du rosier.
La rose est la reine des fleurs depuis des siècles ! Des fossiles de roses datant de 20 millions d'années ont même été retrouvés !
Dès l'Antiquité, les rosiers sont cultivés, comme " rosa canina ", le premier pied sur votre droite. On l'appelle plus communément l'églantier, il servait à guérir de la rage transmise par les morsures de chiens, c'est en tout cas ce qu'on raconte...
Vous découvrirez ensuite rosa gallica, rosa moschata, rosa centifolia, ou rosa foetida : quelques-uns des rosiers emblématiques qui ont jalonné l'histoire de la rose.
Daniel Franchellin est chargé de Conservation à la Roseraie :
on retrouve les rosiers sauvages ça c'est au début de l'allée, donc des rosiers tels qu'on les trouvait dans la nature puis les variétés qui ont été apprivoisées par l'homme donc les vieilles variétés qui étaient cultivées en France, un peu plus loin on retrouve les variétés qui étaient cultivées en Europe disons jusqu'au XVIIIe siècle et puis après l'évolution telle que les hommes l'ont faites, suite, justement, à l'introduction des variétés d'Extrême-Orient et c'est cette histoire-là du rosier, entremêlée à l'histoire de l'Homme, qui est racontée dans cette allée de l'histoire de la rose.
Et oui ! car la rose n'a pas toujours été une fleur d'ornement. Elle était cultivée jadis comme plante médicinale. C'est ce que vous verrez en détails dans le jardin des roses galliques.
Ensuite, la période des grands voyages a permis aux hommes de ramener de nouvelles variétés dans leurs bagages... des rosiers remontants, qui pouvaient refleurir plusieurs fois dans l'année.
L'Extrême-Orient leur a permis de trouver de nouveaux coloris. Imaginez leur surprise en découvrant des roses jaunes ! Allez jeter un oeil à Persan Yellow pour vous faire une idée...
Puis viendront les roses thé, gracieuses mais fragiles.
Toutes ces caractéristiques leur donnent l'envie de jouer avec la nature, en associant les roses du vieux continent avec celles venues d'ailleurs. C'est le début de l'hybridation, le début de l'histoire moderne de la rose.
Daniel Franchellin :
C'est aussi l'intérêt de cette allée de l'histoire de la rose, c'est d'avoir aussi une vision assez rapide de la diversité des formes, des coloris et des façons de fleurir. On n'a pas forcément idée de ce qui s'est passé pour arriver aux variétés telles qu'on les connait actuellement, si cette allée pouvait permettre aux gens de s'interroger sur toutes ces choses-là, ce serait une vraie réussite de la part de Gravereaux.
Cela permet aussi de voir comment la classification a évolué : de la classification botanique classique, celle de Crépin, on est passé à une classification plus commerciale. Désormais les rosiéristes ont plutôt tendance à classer les rosiers en fonction de leur utilisation et de leur forme.
En somme, vous disposez ici d'un condensé de ce que vous pouvez voir dans la Roseraie..
Mais ce serait dommage de s'arrêter là. Prenez le temps de découvrir l'histoire de ces variétés en flânant dans les allées et les jardins de la collection!
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