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Rétrospective Brian Griffin - Atelier de Maintenance

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Rétrospective Brian Griffin - Atelier de Maintenance

...par Brian Griffin

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Atelier de maintenance
Brian Griffin
Brian Griffin a rencontré la photographie par hasard. En 1966, il a 18 ans et travaille dans une usine qui fabrique des tapis roulants près de Birmingham, quand un contremaître lui propose de s'inscrire au club photo voisin. Puis après une séparation douloureuse, il décide de se consacrer entièrement à cet art. Mais le chemin est long. Brian Griffin comprend qu'il devra faire un travail intéressant à partir d'un sujet ennuyeux ! Il photographie des gens au travail, accepte des commandes de sociétés, comme son travail récent pour la " London and continental railways " qui construit la High speed 1, qui relie le Tunnel sous la manche à Londres avec la nouvelle gare St Pancras. C'est ce que vous voyez avec " team ", des ouvriers, des employés de bureaux, des cadres, ou comment faire de l'art avec un projet a priori austère, demandé par une entreprise. Brian Griffin explique comment, il a relevé ce défi.
Brian Griffin 1 homme GB
En Angleterre il a peu de respect pour la photographie dans les milieux professionnels par rapport à d'autres pays. Et réussir quelque chose d'intéressant, dans le monde de l'entreprise, surtout en Angleterre est extrêmement difficile. Dans les années 70 quand j'ai commencé à développer l'imagerie d'entreprise, c'était très difficile. Mais après plusieurs années de production d'images, les gens deviennent plus aventureux... Mais en Angleterre la photographie n'est toujours pas très respectée... Honnêtement, je ne le fais que pour moi-même car en réalité ceux qui me les commandent ne sont pas vraiment intéressés.
Je suis intéressé par les travailleurs, j'ai du respect pour eux, et j'aimerais que ces photos de travailleurs soient appréciées, et fassent grandir le respect pour eux.
C'est mon but principal. Je m'intéresse aux gens qui travaillent dur et je leur propose des mises en scène dans lesquelles on voit d'habitude nos leaders, nos politiciens, les stars de cinémas, les officiers militaires, tous ces gens célèbres. Je voudrais mettre le travailleur dans cette même position, ce même respect, ce même espace.
Water people, les gens de l'eau, c'est aussi une commande d'entreprise. " Reykjavik energy ", société d'énergie géothermale en Islande. Brian Griffin veut faire des portraits, alors il invente une machine qui fait couler de l'eau sur une plaque de verre qu'il installe devant ses modèles. En acceptant ce travail, il pense aussitôt au " voyage au centre de la terre " de Jules Verne, sa créativité fait le reste.
Brian Griffin 2
Ce projet est fondé sur une idée qui ressemble à celle du " Voyage au centre de la terre ", dans mon cas c'est un voyage pour rencontrer les " Water People ". Cette exposition est l'histoire de ma visite à Reykjavik Energy. L'expo commence avec moi qui entre au siège de Reykjavik Energy. Je rencontre le capitaine du vaisseau spatial qui va m'emmener aux Water People et aussi le pilote et son équipage, et nous décollons en direction d'un endroit inconnu en Islande et nous atterrissons. Nous traversons les paysages islandais en suivant des tuyaux. Des tuyaux en aciers traversant ces paysages, nous les suivons en passant par des cascades, icebergs, des champs de lave et des déserts jusqu'à ce que nous atteignions la ville des " Water People ". Nous les rencontrons et les prenons en photos puis nous rentrons à bord notre vaisseau spatial, Et puis je ramène en Angleterre quelques objets trouvés dans la ville des Water People ...l'exposition se termine avec ces objets dont les Water People nous ont fait cadeau ou que nous avons trouvés chez eux. Chez Reykjavik Energy, ils n'ont pas été très excités par mon travail et les islandais n'ont pas apprécié mes images. Les gens que j'avais pris en photos, les " Water People " ne les ont pas aimées. Alors non, l'exposition n'a pas vraiment eu de bons retours et c'est dommage, j'espérais qu'ils apprécieraient, mais non.
Je donne aux autres mon imagination et parfois ils l'aiment et parfois non. Mon activité professionnelle est ma propre création. Je ne le fais pas pour gagner de l'argent, je donne aux clients le meilleur de moi-même, mon propre art... Le cadeau le plus sincère qu'on puisse offrir à un client. Et ici j'ai donné la meilleur de moi-même.
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