Rencontres internationales photographiques d'Arles 2009 >

Lisa Ross - çà me touche - Atelier de Mécanique

Version mobile
English

Lisa Ross - çà me touche - Atelier de Mécanique

...par Lisa Ross

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Atelier de mécanique
Unrevealed (caché) - Lisa Ross
Dans le nord ouest de la Chine vit le peuple ouïghour, dans la province du Xinjiang. Cette minorité turque musulmane a une pratique religieuse inspirée du mysticisme soufi. Lors d'un premier voyage, Lisa Ross découvre dans des étendues désertiques ces lieux sacrés que vous voyez. Elle croit voir des sculptures, ne comprend pas la signification de ces structures délicates et rudimentaires mais sent une force spirituelle. Elle se documente, entreprend alors plusieurs séjours, découvre ce peuple épris de foi. Elle prend des images de ces objets fascinants, seuls, puis elle fait aussi des photos avec les habitants. Lisa Ross vous invite à ressentir la puissance de cet endroit.
Lisa Ross femme GB
Je me suis retrouvée au milieu d'un lieu saint, mais je ne comprenais pas ce que c'était. Seulement que c'était très émouvant.
Les gens étaient très tolérants et ouverts car ils voulaient que le monde comprenne qui ils sont.
Je crois que ça ressemble à du Land Art car, pour moi c'était comme des sculptures, des manifestations visuelles de la spiritualité comme de la créativité.
Les images sans êtres humains ressemblent à des objets, des sculptures. Ma façon de les photographier fait croire aux gens que ce sont mes sculptures. La raison pour laquelle je n'ai pas de gens dans mes images de ces paysages religieux c'est pour que l'on ait une relation directe avec l'objet.
Si ces objets ne sont pas entretenus ces lieux saints disparaîtront dans le désert. Alors, c'est aussi dans ce sens qu'ils ressemblent au Land Art car avec le temps ils peuvent eux aussi disparaître si on les oublie. C'était une expérience incroyable pour moi car je voyageais seule à l'époque et je suis entrée dans le désert à pied, quelqu'un m'a indiqué le chemin, je n'avais aucune idée de ce que je cherchais, il y avait des points de repères pour les saints et des objets fait à la main. On voit bien que c'est l'expression de quelque chose de spirituel.
Les photographies avec des gens sont des collaborations. Je photographie des lits dans le paysage comme petit projet à part car en été il fait très chaud et tout le monde met son lit dehors dans les champs, sur les toits, ou à coté de leurs maison. L'idée qu'un objet aussi privé soit aussi public me fascinait en tant que poésie et métaphore de l'idée d'un rêve. Pendant longtemps je photographiais seulement le lit et le paysage ayant un lien avec un lieu saint.
Puis, plus récemment, j'ai commencé à faire des portraits de gens sur leurs lits. Et donc ça devient plus une conversation autour de l'idée de sommeil et de rêve. C'est plus qu'une simple photo de quelqu'un sur un lit. Les lits sont fait à la main, de même que les tissues, les couvertures offertes pour les mariages et qui sont magnifiques et qui viennent des lieux saints.
Il existe alors un lien entre la matérialité de ces lits, les portraits et les lieux saints.
Retour haut de page