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David Armstrong - The indecisive moment - çà me touche - Atelier de Mécanique

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David Armstrong - The indecisive moment - çà me touche - Atelier de Mécanique

...par David Armstrong

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Atelier de mécanique
The indecisive moment (l'instant indécis)
David Armstrong
David Armstrong rencontre Nan Goldin en 1968 dans une école libre hippie de Boston. Ils n'ont que 14 ans. Depuis, leurs vies n'ont cessé de se croiser. Les années 70 et 80, années de fête, d'insouciance, de créativité sans borne, d'excès aussi, d'autodestruction. Ils se croisent à New York, Paris, Berlin, mais également en cure de désintoxication. Quand ils se voient chez David Armstrong au début de cette année pour préparer les Rencontres d'Arles, Nan Goldin lui rappelle un vieux slogan qui a eu une grande importance dans biens des domaines artistiques : " less is more ", (moins c'est plus). Pour montrer de manière concentrée un parcours de parti pris photographique. Mais les deux vieux complices finissent par choisir ensemble des photographies prises ces dix dernières années. Qu'il ait travaillé pour lui ou pour l'univers de la mode, David Armstrong est avant tout un grand artiste. C'est en fait ce que Nan Goldin voulait montrer. " more is more ". On écoute David Armstrong.
David Armstrong homme GB
Nan est une photographe de génie. Elle est pour moi comme une meilleure amie, ou une soeur. J'admire qu'elle ait été la première à dire, "More is more ! " Au moment où nous débutions tous les deux, elle faisait de la photo depuis 5 ou 6 ans, et nous avions deux idées opposées de la photographie. Je faisais des portraits et je croyais qu'il s'agissait d'une seule image. La photographie a le potentiel d'être un média très puissant, mais c'est si peu le cas. Je n'aime pas la façon dont on fait sa publicité, c'est contre la nature de la fabrication des photos. Un art à l'âge de la production mécanisée. Nous pouvons faire autant de tirages qu'on veut, alors l'idée d'une édition limitée n'a pas de sens. Je ne connais aucun photographe qui détruirait un négatif. C'est fait pour reproduire autant de copies qu'on veut et à la fin ce n'est qu'un morceau de papier. Quelques uns sont d'une grande valeur pour moi, mais c'est qu'ils m'appartiennent ou qu'ils sont vieux, ou qu'ils sont anonymes. J'aime ce genre de chose.
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