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Christine Fenzl - Strinking chance - Street Football - Atelier de Mécanique

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Christine Fenzl - Strinking chance - Street Football - Atelier de Mécanique

...par Christine Fenzl

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Atelier de mécanique
Regarder vers l'avenir, football de rue oe
Christine Fenzl
Rien ne prédestinait Christine Fenzl, qui partage son temps entre Berlin et New York, à s'intéresser un jour au football. En 2005 et 2006, elle a suivi quatre organisations non gouvernementales qui par le football, essaient d'apporter un peu d'espoir à des enfants qui vivent dans la misère. En Angleterre, en Afrique, au Brésil et en Macédoine, ils souffrent de la violence urbaine, des plaies pas encore refermées des guerres civiles, de la maladie, de la drogue. Pour eux, le foot de rue est un moyen de s'extirper du quotidien, de partager, de retrouver des forces. Et puis il y a ces moments devant l'objectif de la photographe, cette fierté affichée, ce bonheur peut-être fugace, mais si important, d'être reconnu. 4 destinations, 4 histoires différentes, mais le même sport et la même envie de vivre.
Christine Fenzl femme GB
Les pays sont très différents et évidement leurs problèmes sont également très différents.
Mais l'organisation a donné l'espoir à ces enfants. Le football leurs apporte beaucoup car c'est leur grand rêve de sortir ou d'améliorer leur conditions de vie.
En Angleterre par exemple, c'était une organisation qui a aidé à former des anciens junkies et des sans-abris. En Macédoine ils ont essayé d'utiliser le foot comme outil d'intégration entre les différents quartiers culturels après la guerre avec la Yougoslavie. Le foot était un moyen de les rapprocher et de créer une compréhension mutuelle entre les différents groupes religieux.
Le pouvoir qu'ils en tirent ou pas n'est pas vraiment important. Ils étaient très fiers et m'ont aidé à découvrir leur monde. Pour eux c'était très important de ressentir qu'il y avait quelqu'un d'un autre pays et d'un contexte très différent qui s'intéresse à eux et qui les prenne très au sérieux...et qui montre ça à d'autres gens.
Je ne sais pas si ça change énormément les choses, mais au moins, sur le moment, j'avais l'impression que j'ouvrais des portes pour ces enfants.
Il y avait des filles également, surtout au Brésil. En Angleterre, malheureusement, il n'y en avait pas du tout, mais en Macédoine il y en avait quelques unes et aussi en Afrique. Et elles étaient de très bonnes joueuses. Parfois il y avait des équipes mixtes.
Ils étaient très doués. C'est incroyable ce qu'ils arrivent à faire avec le ballon. Au Brésil et en Afrique certain jouaient pied nus ou avec une seule chaussure et personne n'y prêtait trop d'attention et c'est très bien.
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