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Les salles du trésor

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Les salles du trésor

Le trésor des rois : le pendentif de Charlemagne, le calice, le reliquaire de la Sainte Ampoule et le pouvoir de guérison du roi, le collier du Saint-Esprit.

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Le trésor des rois
Nos yeux s'illuminent devant les vitrines qui renferment le trésor des rois de France. L'or brille, et les matériaux précieux abondent !
Vous voyez le pendentif dans la vitrine au fond ?... Ce gros saphir clair est le joyau le plus ancien du trésor : le talisman de Charlemagne !
Écoutons Patrick Demouy, professeur du Moyen Age à l'Université de Reims :
Le talisman de Charlemagne ( un bijou reliquaire car il y a une esquille du bois de la croix), est entré dans les collections rémoises très tard. Il a été offert à la cathédrale par l'impératrice Eugénie dans les années 1920 - la veuve de Napoléon 3 - qui le tenait par héritage de la part de Napoléon 1er, lequel l'avait embarqué en passant par Aix-la-Chapelle.
Regardons maintenant le calice du sacre dit de Saint Remi. Cette coupe en or est ornée d'émaux, de filigranes, de perles et de pierres précieuses !
La cathédrale de Reims a gardé une partie de son trésor, échappé au vandalisme, des présents royaux, et puis surtout, cette pièce maîtresse qu'est le calice du sacre. Une coupe en or massif des environ de l'an 1200. Le roi communiait - la reine aussi - sous les 2 espèces du pain et du vin.
Avançons dans la salle de droite.
Cette seconde salle est consacrée au régaliats de Charles 10 !
C'est-à-dire aux objets de sacre du monarque :
Une partie des insignes du roi avait disparu au moment de la Révolution, en particulier la couronne ainsi que la main de justice. Il restait le sceptre, il restait l'épée, et puis on voit au palais du Tau ce qui n'est pas un attribut du sacre, mais un élément essentiel : le reliquaire de la Sainte Ampoule qu'il a fallu reconstituer après la Révolution pour garder cette huile censée venir du ciel pour marquer la continuité royale.
Vous le voyez le reliquaire de 1820 avec sa colombe et l'un de ses anges qui tient les attributs du sacre ?... La monarchie rime aussi avec miracle :
Le pouvoir miraculeux des rois vient du fond des âges. Déjà dans la royauté germanique à l'époque mérovingienne, le roi passe pour celui qui fait venir la fécondité, qui assure la victoire, qui guérit. Alors l'église a canalisé cette croyance en la rendant dépendante d'une onction d'huile sainte administrée par les évêques. C'est alors Dieu qui, par l'intermédiaire du roi, est celui qui agit et qui guérit.
Enfin, le grand collier de l'ordre du Saint-Esprit dont le roi de France était le grand maître !
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