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La salle basse

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La salle basse

Notre-Dame de Reims édifice martyr en 14/18, la personnalité et la restauration d'Henri Deneux, la salle à la Renaissance, l'excavation gallo-romaine.

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La salle basse
La grande église rime avec... chantier éternel !
Depuis le 13e siècle, les travaux n'ont pratiquement jamais cessé à Notre-Dame de Reims.
La cathédrale devient un édifice martyr pendant la Première Guerre mondiale. Entre 1914 et 1918, elle reçoit 300 impacts d'obus qui l'endommagent, la fragilisent. Commence alors une activité de restauration soutenue : la plus intense que le monument n'ait jamais connue !
Un homme à qui la cathédrale doit beaucoup, entre alors en scène : Henri Deneux, architecte en chef des Monuments Historiques :
Henri Deneux:
Chers amis, pardonnez-moi, je suis peu loquace, j'avoue que les pierres me parlent plus que les hommes... Mais je suis heureux de vous accueillir à Reims où je suis né. J'ai pris la charge de la restauration de la cathédrale de 1915 jusqu'à ma retraite, en 1938.
J'occupai avec mon épouse deux petites pièces du Palais du Tau, sous quelques tôles rouillées. Pendant la Guerre, j'ai entreposé au palais ce qui pouvait être sauvé de la cathédrale, puis j'ai entrepris une restauration patiente. Certains s'accordent à dire savante voire innovante. Peut-être font-ils référence à la charpente en béton de Notre-Dame de Reims...
Henri Deneux transforme la salle basse en dépôt lapidaire dans lequel il tente au maximum de sauvegarder les statues. Mais cette salle autrefois, comment se présentait-elle ? Écoutons Benoît-Henry Papounaud, administrateur du Palais du Tau et des Tours de la Cathédrale de Reims :
Au 16e siècle l'archevêque du moment, Guillaume Briçonnet, décide de moderniser le vieux palais, de le remettre au goût du jour, et notamment à la mode Renaissance. Et il fait voûter cette salle avec des voûtes d'ogive et des clefs de voûtes sur lesquels il fait sculpter ses armes.
Nous les voyons toujours ; jetez un oeil sur les voûtes d'ogive !
Cette salle, à l'origine, ne comportait pas les grandes fenêtres qui ont été percées au 19e siècle seulement. Et donc, son obscurité laisse supposer qu'il s'agissait d'un cellier dans lequel on stockait les vivres et les marchandises.
Et l'excavation entourée de vitres ?
Pour préparer la réouverture au public du palais du Tau, et notamment de la salle basse, le sol a été complètement refait. Et donc, des fouilles archéologiques ont livré la préexistence d'habitations gallo-romaines - en tous les cas, d'installations gallo-romaines -, et vraisemblablement celle d'un palais gallo-romain qui était sans doute celui du gouverneur de la province de Belgique seconde.
Regardez bien dans l'excavation. Des traces de parements de marbre témoignent du luxe de cet édifice antique !
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