L'Art déco dans la ville de Reims >

L'opéra

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L'opéra

L'Art déco à l'Opéra. Du hall à la salle de concert au fil des rencontres.

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L'Art déco lyrique
Le Grand Théâtre alias l'Opéra de Reims est inauguré en 1873. Si son extérieur respire le 19e siècle, son intérieur détruit lors des bombardements de la Grande Guerre, revendique haut et fort l'Art déco !
Véronique Palot-Maillart, conférencière agréée, nous détaille le hall et ses marches ornées de somptueuses rampes d'escalier :
Le 20e siècle redécouvre les possibilités de l'art forgé qui permet des créations uniques. Et dans le cadre de la reconstitution de ce grand théâtre, les architectes Maille et Sollier ont su s'entourer des plus grands artistes. Parmi ces plus grands artistes, il y a Edgar Brandt, maître ferronnier qui a réalisé toute la menuiserie métallique, mais également les rampes d'escalier qui contiennent des masques de théâtre et également ces vasques exceptionnelles qui enserrent, qui protègent les luminaires.
Mais il nous faut quitter Véronique, car Serge Gaymard, directeur de l'Opéra, nous décrit la salle de concert. Sa rénovation en 1999 et 2000 respecte les codes de l'Art déco :
Elle part tout d'abord de la restitution des colonnes qui sont Art déco dans leur jus. Ensuite, elle respecte le revêtement des murs qui est une imitation du galuchat qui, à l'origine, était vert rehaussé de marron et qui a été retranscrit en ocre jaune rehaussé de doré.
Serge Gaymard, poursuit sa description en s'attardant sur le graphisme des yeux sur les murs qui semblent nous observer ! Leur graphisme rappelle étrangement Metropolis, le chef d'oeuvre science fiction Art déco de 1927 réalisé par Fritz Lang !
Ce sont en fait des systèmes acoustiques qui ont été calculés par informatique pour envoyer au mieux les sons et éviter les systèmes de résonance. Symboliquement, il s'agit d'une référence à l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert avec l'oeil dans l'article de l'architecture théâtrale de Claude-Nicolas Ledoux. Si vous regardez, les sourcils hauts et bas dessinent un ovoïde vertical. L'ovoïde vertical, c'est le symbole de l'oreille. L'oeil et l'oreille deviennent le symbole de l'opéra !
L'éclairage de la salle provient du vaste bouclier bombé réalisé par Edgar Brandt et Jacques Simon, le maître verrier rémois. Tout autour, des peintures de Rousseau-Decelle :
Vous voyez une peinture qui n'est pas une fresque, mais qui est une peinture sur toile marouflée qui représente les arts naissants des fêtes de Bacchus. Vous savez que Bacchus est le dieu du vin et du théâtre. Quelle meilleure égide pour un théâtre construit dans une zone viticole !
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