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Le bassin à flot et le Canal de Nantes à Brest

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Le bassin à flot et le Canal de Nantes à Brest

Le bassin à flot et le Canal de Nantes à Brest

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Arrêtez vous sur le quai Jean Bart devant le bassin à flot au niveau de " Condorcet " et " Pacifique " les deux chalands du Musée de la batellerie.
Le premier, le canal, a d'abord été pensé pour permettre les échanges économiques au coeur de la Bretagne. Reprenant cette idée dans un but stratégique Napoléon 1er lance les travaux en vue de contourner le blocus maritime anglais. Mais l'importance de la tâche a été sous-estimée... le chantier commencé en 1806 sous le premier Empire, verra les premiers bateaux l'emprunter en 1842... sous le règne de Louis-Philippe. Et si l'on considère la fin réelle des travaux c'est à Redon qu'elle a lieu avec l'ouverture de la dérivation de l'Oust en novembre 1854... sous Napoléon 3. L'ouvrage mesure 360 km de long et compte pas moins de 236 écluses permettant de franchir le relief de la péninsule armoricaine.
Le second, le bassin à flot, est réalisé pour donner au port la profondeur et l'étendue qui lui manquent. Il mesure 345 m de long et 60 m de large et est inauguré en 1855.
Charly Bayou directeur du musée de la batellerie :
BOB 8 A
Ce bassin a été édifié au milieu du XIXe siècle. Alors bassin à flot : là aussi les mots donnent la signification : sur l'ancien port de Vilaine côté marée, la marée monte et descend jusqu'en amont de Redon. Et donc sur ce port de Vilaine, les bateaux s'échouent. Comme dans un port de mer, comme dans un port normal. Donc pour inciter ces bateaux à remonter jusqu'à Redon et leur donner plus de confort, on va dire, pour leur chargement et leur déchargement on va créer un bassin à flot où les bateaux seront en permanence à flot. Grâce à un système d'écluses, on va réguler la hauteur d'eau dans ce bassin et comme ça, les bateaux éviteront de s'échouer lorsque la marée descendra, lorsqu'ils auront besoin de charger ou décharger leur marchandise.
Le progrès aidant, les moyens de transport terrestres deviennent de plus en plus performants et le transport de marchandises par bateaux va progressivement se retrouver étouffé par cette concurrence.
BOB 8B
Au milieu du XIXe siècle avec la canalisation de la Bretagne, la ville de Rennes va être reliée à un autre port autrement plus important et beaucoup plus intéressant à pratiquer par les navires de mer, c'est celui de Saint-Malo qui va être relié au milieu du XIXe siècle par le canal d'Ille et Rance qui va permettre d'acheminer des marchandises depuis Saint-Malo jusqu'à Rennes.
Ça c'était un premier coup de semonce, le deuxième coup de semonce c'est la seconde guerre mondiale. On a motorisé les bateaux avant cette seconde guerre mondiale mais pendant la guerre on va avoir des restrictions de carburant qui vont aussi freiner tout un tas de choses.
Après cette seconde guerre on va avoir un regain d'activités parce que pour la reconstruction on va avoir besoin de transporter beaucoup de sable de Loire et c'est la dernière marchandise transportée par ces bateaux. Mais très rapidement les camions vont devenir aussi concurrents et vont aller beaucoup plus vite. Jusqu'au début du XXe siècle, on a encore une certaine activité quand même... Mais progressivement on va glisser vers beaucoup moins de trafic.
Ces mariniers ont vu leur activité péricliter dans les années 70. Le tout dernier sur le canal de Nantes à Brest c'était un redonnais : son activité a cessé en décembre 1977.
Mais fort heureusement avant la fin de l'activité commerciale et sous l'impulsion d'une association, le tourisme fluvial va laisser entrevoir un nouvel avenir aux canaux de l'Ouest et surtout permettre d'en maintenir une grande partie navigable. Charly Bayou
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Alors on a quand même eu une chance sur Redon, mais aussi sur une grande partie du réseau navigable breton. C'est que dès le milieu des années 60 une association s'était mise en place : le comité des canaux bretons. On va voir ce comité des canaux inciter les pouvoirs publics à entretenir les canaux pour que les anglais puissent descendre depuis la Manche jusqu'à l'océan atlantique.
Et ainsi on va avoir un phénomène de tuilage : on aura avant la fin de l'activité des mariniers, la plaisance qui fait plus que pointer son nez et qui existe vraiment. Et ce qui va permettre, en grande partie de sauver une grande partie du réseau.
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Pour continuer la visite retournez vers la ville le long du quai Jean Bart. Au bout tournez à droite rue St Pierre puis prenez la première à gauche rue du port. Arrêtez vous sur le pont.
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