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Carrefour des voies navigables

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Carrefour des voies navigables

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Vous vous trouvez maintenant sur le pont de la ville au carrefour des voies navigables. Regardez à droite vers la Vilaine (le cours d'eau le plus large) : En face de vous, se trouve l'écluse n?16 du Canal de Nantes à Brest située à St Nicolas de Redon. En contrebas, se trouve le pont tournant.
Alphonse Debray est un des derniers mariniers redonnais. Il se souvient des manoeuvres délicates pour négocier le passage de la Vilaine en suivant le Canal de Nantes à Brest avec le fameux pont tournant
BOB 6A
- Quand il y avait un bateau qui sortait de l'écluse, il fallait que le marinier et l'éclusier se synchronisent.
- C'était un passage délicat alors ?
- Assez oui. Oui parce que... Un jour j'ai été félicité par un autre marinier parce que je suis sorti avec mon chaland et sans prendre de corde. C'était un phénomène. Et quand il était de l'autre côté, c'était vraiment un grand marinier, il me dit " ce que tu viens de faire c'est fort hein ! "
Et je dis : " C'est pas plus fort que toi parce que - j'dis - tu connais mieux le métier que moi " parce qu'il avait quand même 10 ou 15 ans de plus que moi. " Ha oui mais, il dit, je l'aurais pas fait ."
Les mariniers ont transporté des marchandises sur le canal jusque dans les années 70. Paradoxalement, le métier est devenu plus dur avec la mécanisation.
BOB 6B.
On a travaillé beaucoup plus dur avec les bateaux-moteur qu'avec les bateaux à chevaux. Parce que les bateaux à chevaux, s'il y avait de la crue, ils étaient stoppés beaucoup plus vite qu'avec les moteurs.
En plus de ça, quand ils travaillaient dans la journée qu'ils partaient à 5h30 le matin, le midi fallait absolument stopper pour faire manger le cheval qui lui sans ça... il aurait pas été au bout de la corde jusqu'au soir.Donc, il fallait environ une heure et demie - ils appelaient ça la dinée oe pour que le cheval mange et pendant ce temps là les hommes se reposaient.
Après quand ça a été les moteurs...Vous avez le Mistral qu'est à peu près à 80 m de nous : en 27 ans, il a passé 100 000 écluses et il a fait 400 000 kms. Avec un bateau à cheval ça représentait 50 à 60 ans.
Finalement les mariniers ne s'arrêtaient quasiment jamais. Alphonse Debray nous donnent les seules raisons qui les faisaient stopper.
BOB 6C
Bah on était comme les... les agriculteurs nous. C'est à dire que à part un mois de chômage qu'ils appelaient ça c'est à dire pour la réparation des écluses. Autrement c'qui nous arrêtait c'était :
Soit la crue... qu'on ne pouvait plus passer. L'eau était sur les écluses ou on ne passait pas sous les ponts.
Soit la sécheresse qu'était la plus dure parce que s'il tombait pas d'eau, il fallait bien attendre.
Et puis il y avait la glace parce qu'à c'moment là, on avait beaucoup de glace ...
Oui y avait trois choses majeures et puis bon le chômage qu'était une obligation ! Fallait bien réparer les ouvrages d'art hein. >
Maintenant, traversez au feu. Rendez-vous au N?20 et 22 de la Grande Rue.
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