Quimperlé >

Rue Brémond d'Ars

Version mobile
English Deutsch

Rue Brémond d'Ars

La rue Bremond d'Ars reflète l'importance du passé de Quimperlé.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes au niveau des numéros 11 et 13 de la rue Bremond d'Ars, sur le trottoir d'en face aux niveau des ruines.
Sons rivière qui coule
La rue Bremond d'Ars s'appelait autrefois la rue du Château. Elle s'étire sur 500 mètres jusqu'au petit pont du Gorrequer qui enjambe une douve du 13e siècle. Après votre visite, n'hésitez pas à pousser la balade jusqu'à ce pont !
Schubert Opus 100
La rue Bremond d'Ars reflète l'importance du passé de Quimperlé. Au fil des siècles, de riches familles s'installent ici. Ces nobles tirent leurs revenus des terres qu'ils possèdent ou encore du commerce de vin. Les officiers des armées ou de la marine royale font également construire de somptueuses demeures dessinées par des architectes de Lorient.
Aujourd'hui, déambuler dans cette rue, c'est remonter le temps à travers une architecture qui va du 10ème au 20ème siècle.>
Commençons par le site le plus ancien. Tournez-vous vers les ruines juste derrière vous.
Ce sont les traces d'un monastère roman du 10e ou 11e siècle dédié à Saint Colomban, un moine irlandais. Au-dessus du portail, demeurent encore les restes d'une fenêtre gothique du temps d'une église paroissiale.
Tournez-vous à présent vers les numéros 11 et 13 de la rue Bremond d'Ars. Juste en face de vous...
Nous sommes au 17ème et 18ème siècle avec deux hôtels particuliers qui permettent d'apprécier l'évolution architecturale de l'époque.
Pendant cette période, les ouvertures s'agrandissent pour augmenter le confort et laisser passer la lumière, le décor de la façade devient plus sobre, les toitures et les cheminées sont moins hautes.
Schubert Opus 100 reprend...
Regardez attentivement l'hôtel particulier au numéro 11
Vous remarquez la maladresse dans la symétrie ? Et aussi le décor très chargé qui entoure les lucarnes et la porte avec des pilastres, des coquilles et des frontons triangulaires ?
Si votre regard se pose sur les armes sculptées au-dessus de la porte d'entrée, sachez qu'elles ne sont ne pas d'époque. C'est un juge qui les a ajoutées à la fin du 19e siècle !
Regardons à présent l'hôtel particulier du numéro 13
La façade montre une ordonnance beaucoup plus rigoureuse. Observez l'équilibre entre les verticales et les horizontales. Les éléments de décor ont quasiment disparu. Seuls la corniche et les bandeaux horizontaux animent la façade.
Du numéro 11 au numéro 13, c'est-à-dire du 17e au 18e siècle, vous pouvez ainsi ressentir l'évolution architecturale qui tend vers le classicisme, un style très en vogue à l'époque ! .>
Spy par Journeyman musique romanesque et mystérieuse
Quelques mètres plus loin devant le numéro 13 bis...
...Cet étrange monument de granit est appelé Présidial
C'est quoi un présidial ?
C'est un tribunal de justice de l'Ancien Régime créé au 16e siècle. Sauf qu'ici, ce n'en est pas un ! En fait, il s'agissait dès 1683 d'un auditoire de justice dans lequel siégeaient à tour de rôle, mais sans jamais se croiser, les différentes juridictions : la seigneuriale, la municipale et la sénéchaussée. La municipalité y délibérait aussi et une vaste halle y avait été aménagée pour le commerce.
L'auditoire possédait un accès direct à la prison attenante à droite. Construite en 1710, elle possédait une chapelle et des cachots. La prison a fermé ses portes en 1934. En regardant le deuxième étage, vous pouvez encore deviner la trace des barreaux aux fenêtres.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
Retour haut de page