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Place Saint-Corentin

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Place Saint-Corentin

Ici, c'est le coeur de Quimper, c'est là que tout a commencé...

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Nous sommes devant la cathédrale. Placez-vous à l'entrée de la rue Kéréon de façon à voir la rue Elie Fréron sur votre gauche...
Ici, c'est le coeur de Quimper c'est là que tout a commencé
Entre les deux flèches de la cathédrale Saint-Corentin, la statue du roi Gradlon veille sur Quimper. Connaissez-vous sa légende ?
Musique mystérieuse
Voix féminine de conteuse : Gradlon, le roi de Cornouaille, avait une fille unique prénommée Dahut. Belle comme le jour, la princesse ne pensait qu'à s'étourdir dans les fêtes. Saint Corentin, évêque de Quimper, pria le roi d'assagir Dahut. Mais au lieu de la gronder, Gradlon lui offrit une ville somptueuse entourée d'une barrière de flots : la cité d'Ys. Dans ce lieu magique où la fête était perpétuelle, arriva un mystérieux cavalier qui n'était autre que le diable déguisé. Dahut s'éprit de lui sur-le-champ. En gage d'amour, son amant lui demanda de voler à son père le roi, la clef qui ouvre les flots. Pendant le sommeil de Gradlon, la princesse s'exécuta. Dès qu'elle eut la clé entre ses doigts, la mer se déchaîna. Si Corentin et Gradlon furent sauvés, la jeune fille fut engloutie avec la cité d'Ys. Depuis, les soirs de tempêtes, les marins croisent Dahut. La sirène peigne ses longs cheveux d'or en chantant des refrains que les flots reprennent en échos...
La statue du roi Gradlon a un lien avec celle du duc de Bretagne qui se trouve au-dessus du porche d'entrée comme nous l'explique Jean-philippe Brumeaux, Animateur de l'Architecture et du Patrimoine à Quimper
C'est un lien historique et politique puisqu'au sortir des guerres de succession, au début du 15e siècle, le duc se met sous la protection du roi Gradlon qui est son ancêtre direct, fondateur de la ville de Quimper. Et il apparaît lui, véritablement, sur le portail principal avec son blason qui est le lion casqué, qui est donc le lion des Montfort.
Grandes orgues
Admirez la somptueuse cathédrale de Quimper
Elle en marque le centre. C'est le point d'arrivée des rues, mais elle arrive aussi un peu par surprise parce que les rues sont très étroites. Elle est construite sur un terrain assez instable avec des contreforts qui sont malgré tout invisibles et on a l'impression de quelque chose de très élancé. Par un jeu de lignes verticales qui donnent une notion de mouvement et qui est typique de l'architecture gothique flamboyante.
Tournez-vous maintenant vers la gauche...
On sent la présence d'une rivière qui s'appelle l'Odet. Donc qui donne son nom à la ville puisque que Quimper veut dire " confluent ". Donc, le confluent avec une autre rivière qui s'appelle le Ster.
Tournez le dos à la cathédrale et regardez la rue en face de vous...
La rue Kéréon, c'est la rue principale de Quimper. Kéréon, ça veut dire les cordonniers en breton. Donc, on peut imaginer l'atmosphère de cette ville à la fin du Moyen Age avec les cordonniers, les chanoines qui circulent. Une circulation qui était très, très difficile.
Regardez à présent la rue à droite. Vous voyez la tour au bout ?
C'est une tour qui s'appelle la tourbi. En fait, ça veut dire la petite tour en breton, mais c'était une des plus grosses tours de l'enceinte de la ville puisque la ville était enfermée dans ses remparts.
Air enjoué au clavecin
Cette rue porte le nom d'Elie Fréron. Un écrivain né à Quimper au 18e siècle et qui s'est opposé à Voltaire. Connaissez vous la réponse du philosophe des Lumières?...
Plume qui gratte le papier
Voltaire : L'autre jour au fond d'un vallon
Un serpent piqua Elie Fréron
Que pensez-vous qu'il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva !
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