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Passerelle Max Jacob

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Passerelle Max Jacob

Les passerelles piétonnes qui enjambent la rivière de l'Odet donnent à Quimper un petit air d'Amsterdam

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Nous sommes au milieu de la passerelle Max Jacob
B.O. Vivement dimanche de François Truffaut oe Georges Delerue oe plage 1 oe thème léger et enjoué
Les passerelles piétonnes qui enjambent la rivière de l'Odet et que vous voyez de chaque côté donnent à Quimper un petit air d'Amsterdam. En les franchissant, vous pouvez vérifier le niveau de la marée et avec un peu de chance, croiser aussi quelques saumons !
La plage 1 de Vivement dimanche repart de plus belle
La passerelle sur laquelle vous vous trouvez présente un caractère particulier. Elle date de 1994 et a été commandée aux artistes Elisabeth Garouste et Matias Bonetti pour commémorer le 50e anniversaire de la mort de Max Jacob. Mais que savons-nous de Max Jacob ?...
B.O. Vivement dimanche de François Truffaut oe Georges Delerue oe plage 2
poète, romancier et peintre, il voit le jour à Quimper le 12 juillet 1876. Il grandit ici, puis s'installe à Paris et sympathise : Braque, Matisse, Apollinaire, Modigliani... Max Jacob, d'origine juive, se convertit au catholicisme et se fait baptiser à l'âge de 40 ans avec Picasso comme parrain.
B.O. Vivement dimanche de François Truffaut oe Georges Delerue oe plage 3
Malgré sa conversion, il est contraint à porter l'étoile jaune pendant la seconde guerre mondiale. La Gestapo l'arrête et le déporte au camp Drancy en 1944. Il y meurt d'une pneumonie malgré les interventions de Cocteau et de Guitry pour le faire libérer.
La plage 2 de la B. O. de Vivement dimanche repart de plus belle
Au bras d'une jeune peintre, Max Jacob se promène au fil des passerelles de Quimper et se rappelle la ville de sa jeunesse. Les répliques du poète sont extraites de ses oeuvres :
Max Jacob : De si loin que j'appelle les souvenirs autour du berceau de verdure qui fut le mien, autour de ma chère ville natale, j'y vois peintres et peintures.
Elle : J'aimerais tant pouvoir peindre Quimper comme vous le décrivez dans votre littérature...
Max Jacob : Nous autres, les enfants de Quimper, nous avons vu des peintres avant même d'avoir vu un tableau... Et puis voici que nous avons grandi. Nous sommes entrés dans cet admirable musée de Quimper, adolescents candides, sans en apprécier finement les trésors bien sûr mais avec infiniment de foi et d'amour et comme on entrerait dans une cathédrale.
Elle : Et la Bretagne, Max ? Je voudrais tant saisir son esprit dans un tableau...
Max Jacob : La Bretagne est comme une oeuvre d'art toute faite. Nos arbres sont trapus comme nos fermes ; nos amis paysans sont courbés et robustes comme les chênes nains de nos talus ; ils sont humbles comme nos chapelles, doux comme le gris de nos pierres, violents comme les rochers de l'océan et nos jeune filles dans leurs costumes sont diaprées comme nos fleurs.
Elle : La nuit tombe et le vent fraîchit. On traverse la passerelle et l'on rentre ?...
Max Jacob : Oui, regagnons l'autre rive de ce Quimper magnifique, lyrique, avec les magnolias dans la rivière et les marronniers, verdures opulentes.
La plage 1 de Vivement dimanche repart de plus belle
Sur les rambardes de la passerelle sont gravées des extraits du Cornet à dés de Max Jacob. Vous les voyez ?... Et si vous regardez de plus près les piliers, vous ferez une étrange découverte...
Sur l'un deux, comme le zouave du pont de l'Alma à Paris, le portrait de Max Jacob par Modigliani apparaît et disparaît au fil des marées ! Amusez-vous à le découvrir si l'eau ne le recouvre pas tout à fait !
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