Quimper >

Locmaria

Version mobile
English Deutsch

Locmaria

Dès l'époque romaine, une petite ville peuplée d'artisans et de commerçants s'implante sur le site de Locmaria...

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes place Bérardier, à l'angle de la rue Jean-Baptiste Bousquet, face à l'église de Locmaria
Alan Stivell un Douar
Dès l'époque romaine, une petite ville peuplée d'artisans et de commerçants s'implante sur le site de Locmaria où nous nous trouvons. La présence d'argile favorise la fabrication d'amphores dans lesquelles on exporte le garum dans tout l'empire romain.
Le garum, mais qu'est-ce que ce que c'est ?
C'est un condiment à base de sardines péchées sur les côtes bretonnes. Et c'est ainsi que commencent, grâce au garum et aux amphores, le trafic maritime et la faïence, les grandes activités de la future ville de Quimper !
Alan Stivell reprend de plus belle...
Les bretons arrivent en Armorique à partir du 7e siècle et vont fonder des communautés religieuses qui sont à l'origine des paroisses actuelles.
? votre avis, de quel siècle date l'église devant nous ?... Vous séchez ?... Jean Philippe Brumeaux, Animateur de l'architecture et du patrimoine à Quimper nous donne la réponse
L'église de Loc Maria est l'église la plus ancienne du Finistère. Elle a été construite sans doute entre le 11e et le 12 siècle. C'est un prieuré bénédictin qui dépend de l'abbaye de Fontevraud. Et au 17e siècle, c'est elle qui va favoriser l'implantation des premières faïences.
Musique bretonne traditionnelle
Eh oui ! Qui dit Quimper, dit sa célèbre faïence ! Mais écoutons Philippe Le Stum, Conservateur et Directeur du musée breton à Quimper
C'est une tradition qui remonte aux premières années du 18e siècle et qui ne s'est jamais interrompue depuis. C'est-à-dire une spécificité de la production céramique à Quimper. Spécificité en France. Et c'est une originalité qui a permis à Quimper d'aborder successivement quantité de styles artistiques différents : la céramique artistique bourgeoise du 18e siècle, l'art breton, l'art populaire et puis l'art déco de l'entre deux guerres.
Et quelles sont les étapes de fabrication de la faïence de Quimper ?
Les grandes étapes, pour simplifier, sont d'abord la réalisation du biscuit. Le biscuit, c'est le support, c'est la pièce elle-même : un vase, une assiette en terre que l'on réalise par coulage ou par moulage, et que l'on cuit de façon à ce qu'il soit solidifié. Ensuite, on va y poser le décor. Le décor, c'est un émail. Ce sont des poudres qui sont diluées, qui sont posées au pinceau, et on procèdera à une seconde cuisson pour solidifier ce décor.
Comme il y a le Rouge Baiser en matière de cosmétique, il existe le Bleu Quimper dans le monde de la faïence
C'est au départ une couleur qui n'est pas propre à Quimper. Elle apparaît dans différents centres faïenciers au 17e et au 18e siècle. Mais au fil des décennies, Quimper a manifesté une véritable préférence pour ce bleu qui va devenir un signe caractéristique. Tout le monde connaît aujourd'hui les bols à oreilles de Quimper avec, effectivement, ce décor bleu sur ses oreilles et sur les anses de ces bols.
La musique bretonne traditionnelle repart de plus belle...
N'hésitez pas à visiter le musée breton de Quimper. C'est le seul lieu dans la ville où vous pourrez admirer 300 pièces de faïences qui vont du 18e siècle à la création contemporaine.
Retour haut de page