Pougues-les-Eaux : balade aux sources du thermalisme >

Terrasse Bellevue

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Terrasse Bellevue

Après la cure d'eau, la cure d'air en prenant de l'altitude

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La terrasse de Bellevue, au sommet du Mont Givre.
Alors là, d'un bout à l'autre vous aviez des balustrades...
Visite guidée avec Gérard Petit, un Pouguois très attaché à ce lieu. Ses parents possédaient une ferme sur le plateau.
Tous les arbres étaient taillés tous les ans, là vous aviez le kiosque à musique. Le kiosque était magnifique, le vrai kiosque à musique, je m'en rappelle, il est resté des années.
On en voit encore la plateforme, sous le grand cèdre.
A 299m d'altitude, cette terrasse de 140m de long bordée de tilleuls argentés était un passage obligé pour les curistes.
De 1889 à 1900, on avait effectivement créé des " cures d'air " à Pougues en complément des " cures d'eau " : une idée marketing avant l'heure pour faire venir les gens dans la Nièvre !
Poursuivons notre visite avec Gérard Petit...
Vous aviez le fameux chemin des curistes qui faisait tout le tour du plateau et il y a toujours des vestiges de terrasses dans les ronces.... Les gens se promenaient, s'arrêtaient sur des terrasses, il y a toujours les bancs en pierre, il y a toujours cette vue magnifique sur la vallée de la Loire, La Charité, les forges royales de Guérigny, et ils retombaient donc au-dessus du casino, ça leur faisait une balade, à peu près quatre kilomètres. Les curistes étaient obligés aussi de marcher, ils leur faisaient pas boire que de l'eau au casino, ils faisaient de l'exercice.
A l'époque la vue était dégagée, aujourd'hui les arbres ont remplacé les vignes, mais on aperçoit ce magnifique panorama qui a donné son nom au site : Bellevue !
Et au bout de la terrasse : un café-restaurant où l'on pouvait prendre le thé.
Et si vous continuez le chemin plus haut, en passant devant le château d'eau, vous arriverez sur les lieux de l'ancienne laiterie ! Gérard Petit.
C'est-à-dire que les gens dégustaient du lait frais, folklorique, hein ?
Mes parents fournissaient la vache. C'était la vache la plus douce du lot parce que déjà une vache... les gens ils venaient, ils prenaient un verre de lait, ils revenaient un quart d'heure après, ils en reprenaient un, il fallait quand même qu'elle soit docile... et puis il y avait Cadichon, faut pas oublier l'âne !
Un camping a aussi vu le jour, et sur les pentes du Mont Givre, en contre-bas, vous passerez sans doute devant les traces d'une ancienne galerie. Des recherches ont été entreprises dans les années 1960 pour trouver de nouvelles sources. Un projet rapidement laissé à l'abandon.
Une jolie promenade au milieu de la nature vous attend !
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