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Le Mémorial du 43 R.I

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Le Mémorial du 43 R.I

Ce mémorial bleu ciel et blanc rend hommage au 43e régiment d'infanterie.

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Ce mémorial bleu ciel et blanc rend hommage au 43 e régiment d'infanterie qui s'est battu courageusement en mai 1940 contre les Allemands lors de la bataille de l'Escaut.
Toute cette plaine était alors jalonnée de fortins et de casemates. Le plus célèbre d'entre eux est le " moulin du 43 e " que vous voyez devant vous. Chaque année, les armées belge et française y déposent une gerbe et y présentent les armes.
Bernard Landas , inspecteur de l'éducation nationale et spécialiste de la seconde guerre mondiale évoque les trois grandes étapes de la bataille de l'Escaut. Son récit est ponctué de témoignages de soldats.
Du 19 au 21 mai 1940 : l'installation de la bataille
Le lieutenant Danzin se souvient :
Mélés à des tirailleurs, nous nous préparons à maintenir l'ennemi à distance. Même à ce moment-là, nos soldats malgré la fatigue, la soif, la faim, la peine pour nos camarades laissés sur le terrain, sont encore disponibles. Je n'ai entendu aucune récrimination.
" Cette installation en fait va durer deux, trois jours maximum puisque le 19 mai au moment où le colonel reçoit son ordre de mission, le régiment est en arrière. Il se reconstitue après des combats assez durs en Belgique. 50 % de ses effectifs ont quasiment disparu. Ils sont fort fatigués, fort éprouvés et donc il faut quand même repartir sur une ligne de front qu'il va falloir réaménager car les fortins qu'y s'y trouvent, les forts qui s'y trouvent, sont pour la plupart d'entre eux non aménagés. Il va donc falloir trouver pour tous ces soldats des astuces pour compléter l'armement, pour compléter la défense et faire face à toute éventualité. "
Du 21 au 25 mai 1940 : La résistance
Un combattant disparu a écrit sur son carnet de note :
L'artillerie tire sur nous. Notre trou fait un mètre de profondeur et nous sommes dans l'eau. Nous sommes à genoux dans la flotte. Il en sera ainsi toute la nuit et jusqu'au lendemain. Que de crampes nous avons eues !...
" Alors dans le détail, on peut dire tout d'abord que ce qui est visé c'est la tour du moulin car les Allemands ont très vite compris que c'était là un observatoire important. Et comme ils veulent aussi casser le front, à partir du moulin, verser sur la droite pour enfoncer le front. Mais ils trouveront par la volonté des hommes à s'opposer car il s'agit de leur patrie, de leur territoire puisqu'ils habitent pour la plupart d'entre eux la région voire le secteur, de ne pas céder un pouce aux Allemands. Les Allemands vont rencontrer là vraiment une résistance farouche. On a remarqué des combats de corps à corps autour des fortins. Des fusillades très précises venant des soldats du 43 qui ne peuvent opposer aux canons allemands du FM, du fusil mitrailleur même si à l'arrière les régiments d'artillerie français les aident. Mais ils sont face à l'ennemi, ils tirent en tendu face à l'ennemi et ils veulent que cet ennemi passe le moins vite possible ou ne passe pas du tout . "
Du 25 au 27 mai 1940 : le repli
Le sergent chef Devred se rappelle :
Nous nous relayons péniblement pour la nuit. Au petit jour, j'entends des appels " Au secours ". Des Allemands progressent de tous côtés vers Saint-Amand . Je gagne l'endroit d'où proviennent les appels. Passe près du corps d'un soldat. Je lui donne du Cognac et lui demande de prendre patience car je ne puis le transporter étant donné son état. Je le déshabille en coupant ses vêtements. Le moindre mouvement le fait souffrir. Je nettoie ses plaies et le panse au mieux...
" Le repli ne s'est pas fait sous forme de débâcle. Bien au contraire. Je dis repli mais en fait, jusqu'au 26, 27, le 43 et les autres régiments voisins se sont toujours battus. Mais cela étant dit, ça s'est fait d'une manière ordonnée pour éviter l'encerclement et ainsi, si les premières casemates ou les premiers fortins tombent parce qu'il y a une supériorité numérique et de feu en face, les éléments se replient en bon ordre pour arriver, bien sûr très tardivement, le soir du 27 sur Saint-Amand-les-Eaux, mais pour la majorité d'entre eux en état tout à fait correct pour se replier ensuite et aller combattre dans d'autres zones et notamment, Dunkerque "
En quittant Bruille Saint-Amand vous traverserez Odomez qui colle au village. Là se trouve la chapelle de Notre dame du Malaise. Son histoire fondatrice est pour le moins singulière. Pour en savoir plus, appuyez sur la touche étoile.
( voix féminine ) Au 12 e siècle s'élevait au fin fond de la forêt de Saint-Amand une toute petite chapelle dédiée à Notre Dame du Malaise, ce titre touchant rappelait la compassion de la Vierge à l'égard de tous les pêcheurs...
L'abbé Evrard, alors en pèlerinage à la chapelle, dormait paisiblement dans les bois. Soudain, un bruit plus fort que le tonnerre le réveilla. La Vierge Marie, devant lui, ordonnait de remplacer la modeste chapelle par un sanctuaire plus digne d'elle. L'abbé s'exécuta sur-le-champ, et vers la fin des travaux assista à un miracle éclatant qui le combla de joie...
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Qu'elle ne fut pas la surprise de l'abbé Evrard lorsqu'il vit un bataillon d'anges déposer la statue au coeur de son sanctuaire !...
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