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Rue de la Chaîne

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Rue de la Chaîne

Vous verrez très peu de maisons de ce type à Poitiers, car les encorbellements ont été, pour la plupart, détruits au 18ème et 19èmes siècles.

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Nous sommes rue de la Chaîne, au croisement avec la rue Saint-Germain, devant la maison à encorbellement.
Vous verrez très peu de maisons de ce type à Poitiers, car les encorbellements ont été, pour la plupart, détruits au 18ème et 19èmes siècles.
Voix de curieux
A quoi servaient-ils ?
A la fin du Moyen-âge, les encorbellements - ces avancées de l'étage sur la rue - protégeaient la façade du rez-de-chaussée de la pluie, qui abîmait le bois. C'était aussi un petit abri pour les promeneurs.
Voix de curieux
C'est plutôt joli. Pourquoi les a-t-on détruits ?
Entre autre, pour aligner les trottoirs et les rues. C'était beaucoup plus commode avec des façades plates.
Mais même sans encorbellement, les maisons en bois des15ème et 16ème siècles méritent qu'on lève les yeux en parcourant les rues environnantes.
Ce quartier-là, c'est toute l'histoire dont on se sent enrobé, quand on y circule.
Anne habite ici depuis 1999 après avoir longtemps rêvé devant ces vieilles maisons.
Il y a un noyau très convivial de tout milieu. C'est aussi ça qui est intéressant dans ce quartier : il y pas mal de logements sociaux, des familles nombreuses, des personnes âgées, des personnes d'origine étrangère. Il y a toute une vie qui se concrétise aux différents moments du quartier.
Derrière ces façades pluri-centenaires, cachés au regard du passant, c'est un enchevêtrement de petits passages, de galeries, de balcons qui débouchent sur des jardins.
Je pense que l'histoire fait que dans ces vieilles pierres, il y avait une vie depuis très longtemps, puisque c'est un quartier très commerçant. Il y avait beaucoup d'échoppes, les gens étaient beaucoup dans la rue, on le voit sur les cartes postales d'autrefois avec les chaises sur les trottoirs, les boutiques ouvertes et avec beaucoup de monde dans la rue. Il y a cette envie et puis, les rues sont étroites : quand on ouvre ses fenêtres, on voit celles du voisin, on se salue. J'y suis très attachée.
Vous l'aurez compris, vous êtes sur un axe historique qui suit d'ailleurs le tracé d'anciens thermes gallo-romains.
Voix de curieux
Mais d'où vient l'appellation rue de la Chaine ?
Il y avait très probablement une chaine mais était-ce pour installer un marché ou empêcher le passage ? On l'ignore.
---------------------------pluie et tonnerre, bruits de charrette ou carrosse---------------
Voix d'homme exténué
Enfin ! Poitiers...
Voix de femme qui vient de l'intérieur du carrosse
Pourquoi s'arrête-on ? Sommes-nous enfin arrivés ? Quel temps effroyable !
Voix d'homme exténué qui lui répond (plus fort)
Oui, Madame, il reste cette terrible montée. J'ignore si notre voiture pourra passer avec ce déluge qui transforme le chemin en boue.
C'était effectivement une bien mauvaise surprise pour les voyageurs qui arrivaient à Poitiers par le nord ! Gravir une côte aussi raide était sans doute épuisant pour les piétons comme pour les voitures à cheval chargées de marchandises.
En descendant, ne manquez pas au numéro 43 de la rue Jean Bouchet une maison en pierre d'époque romane, reconnaissable à ses fenêtres arrondies.
Bien. Allons maintenant voir une église assez curieuse, marquée par sa longue et tumultueuse histoire. Pour la rejoindre, continuez tout droit dans la rue Jean Bouchet, jusqu'à la place Montierneuf. Passez sous bleu, sur votre droite et avancez jusqu'à l'église St-Jean-de-Montierneuf.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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