Poitiers quartier Montierneuf >

Eglise Notre-Dame-la-Grande

Version mobile
Espagnol English Néerlandais Deutsch Italien

Eglise Notre-Dame-la-Grande

L'église a été bâtie au 11ème siècle sur ce promontoire rocheux que les Poitevins appellent le plateau.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes devant la façade principale de Notre-Dame-la-Grande.
L'église a été bâtie au 11ème siècle sur ce promontoire rocheux que les Poitevins appellent le plateau. C'est un quartier animé depuis le Moyen-âge : vers 1840, les flancs de l'église étaient encore cachés par les échoppes des marchands !
Observons ensemble la façade.
Ce trésor architectural date du 12ème siècle et figure dans nombre de manuels scolaires pour illustrer l'art roman, reconnaissable à ses arcs en plein cintre, c'est-à-dire en demi-cercle.
Juste au-dessus des trois portails,
Une frise rappelle l'histoire sainte.
De gauche à droite, on reconnaît :
la tentation d'Adam et Eve, l'Annonciation avec l'archange Gabriel, ou encore la Nativité et le bain de l'enfant Jésus.
Un message de foi pour le peuple ? Pas seulement. Daniel Clauzier est guide conférencier.
Quand on analyse la façade de Notre-Dame, qui est quand même très complexe du point de vue théologique, on peut se demander si tout un chacun était capable de comprendre la portée de ce message. Il y a aussi un message qui était destiné à des théologiens avertis, à des membres du clergé.
Au 12ème siècle, quand on construit l'église, le pape Grégoire 7 veut s'affranchir de l'autorité des souverains et purifier les moeurs du clergé. Le christianisme cherche à retrouver son rayonnement !
Une des images qui est fréquente aux 11ème-12ème siècles, alors qu'on est en pleine réforme grégorienne justement, c'est de montrer que l'Ancien testament qui est le fondement de la loi juive annonçait déjà le Nouveau testament. Le christianisme, c'est l'Ancien et le Nouveau testament ensemble.
Repérez deux petites constructions sur la droite, dans la frise : Jérusalem et Nazareth.
On a une petite maison qui représente la synagogue, et l'église chrétienne qui est fortifiée parce qu'on veut montrer que la foi chrétienne est plus solide parce qu'elle croit en la présence de Jésus Christ.
Autre message pour le clergé de l'époque : deux personnages ont été ajoutés aux 12 apôtres, sur la partie supérieure de la façade ; probablement un Pape et un évêque.
Notez aussi les couleurs qui subsistent, par endroits, sur la façade, par exemple, autour de l'archange Gabriel, légèrement à gauche du portail. Preuve que l'église était, au moins en partie, colorée.
Si vous entrez dans l'église, ne manquez pas Notre Dame des clés, une statue entourée d'une belle légende.
Voix de conteur
En 1200, Poitiers est assiégée par les Anglais. Le clerc du maire conclut un marché avec l'ennemi : contre de l'argent, il livrera la ville, le jour de Pâques. Mais le jour venu, le traître ne trouve pas les clés habituellement conservées par le maire. Ce dernier, averti de cette disparition et affolé, celui-ci court prier Notre-Dame. Il aperçoit alors les clés dans les mains de la statue de la Vierge, qui a sauvé la ville.
Bien. Allons voir maintenant l'une des demeures les plus curieuses de Poitiers. Quand vous faîtes face au portail principal de Notre-Dame-la-Grande partez sur votre gauche jusqu'à la rue de l'Université. Prenez-la à gauche. Un peu plus loin, laissez à droite la rue de la Cloche Perse et continuez jusqu'à la place Charles VII. Arrivé sur la place, tournez à droite dans la rue Descartes et descendez-la jusqu'à l'hôtel Fumé qu'une plaque permet d'identifier.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
Retour haut de page