Poitiers, ville moderne >

Viaduc Léon Blum - Gare de Potiers

Version mobile
Espagnol English

Viaduc Léon Blum - Gare de Potiers

Quand le béton se fait léger

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes sur le Viaduc Léon Blum.
Depuis novembre 2013, il relie les quartiers de Poitiers situés de part et d'autre de la vallée de la Boivre et surplombe la gare, porte d'entrée de la ville et point central de passage des transports.
On cherchait à construire quelque chose de qualitatif, qui fabrique une image positive dans la ville.
L'architecte Jean-François Blassel dirige le bureau d'ingénierie qui a conçu le Viaduc.
...et qui, en même temps, réponde évidemment aux nouvelles contraintes qui avaient amené à faire démolir l'ancienne passerelle. La contrainte principale, c'est de faire circuler un bus à haut niveau de service sur une voie dédiée, donc beaucoup plus large, beaucoup plus lourde que les piétons qui empruntaient initialement la passerelle. Il fallait un ouvrage beaucoup plus massif dans une ville assez dense finalement d'où l'idée de faire un ouvrage assez délicat qui associe un tablier béton à une sorte de dentelle métallique qui vient le rigidifier, le supporter qui descend jusqu'au sol de façon un peu inhabituelle pour un pont. En général, un pont a de grosses pattes, de gros pieds qui s'appuient de manière bien stables au sol. Là, on a utilisé un système structurel différent dans lequel au contraire, les piles viennent s'appuyer au sol en faisant des pointes un peu comme une danseuse.
Musique quelques notes du début du morceau
Sous nos pieds s'entremêlent 2 000 tonnes d'acier et 2 700 de béton sur 330 mètres. La portée entre deux piles, 82 mètres, est un petit exploit.
Le travail consiste à organiser la matière de façon à ce qu'elle travaille le mieux possible. Si on organise l'architecture de la matière, l'architecture des forces qui circulent dans l'ouvrage, de façon efficace, on est plutôt dans un cercle vertueux, dans lequel le fait d'utiliser la matière efficace fait qu'on peut retirer de la matière parce qu'elle marche très bien. Du coup, ça pèse moins lourd, donc on peut en retirer encore un petit peu et donc on est dans une démarche qu'on appelle du point de vue technique l'optimisation de la structure.
Musique pour une respiration vers 3'30
On pense que ce sont des choses qui se font uniquement à travers les calculs ; ça se fait aussi beaucoup à travers le dessin, c'est-à-dire l'endroit où on place les choses, la géométrie des efforts, la géométrie de la matière, là où on décide de mettre du vide ou du plein. Tout ça fait que ça marche bien ou non. Ce n'est pas gratuit, c'est très réfléchi et à la fin, on a quand même aussi l'ambition de faire quelque chose de gracieux.
Dans ce quartier en pleine évolution, le viaduc a été construit pour durer.
Rendez-vous maintenant sur la place Aristide Briand. Remonter le boulevard Solférino jusqu'au virage puis prenez le boulevard de Verdun. Un peu plus haut, tournez à gauche, rue Arthur Ranc pour passer devant la Poste, superbe bâtiment Art nouveau du début du 20ème siècle.
Depuis la poste, la rue des Ecossais vous mènera directement à la préfecture, place Aristide Briand.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
Retour haut de page