Circuit de Pleyben sur la route des enclos paroissiaux >

Pleyben

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Pleyben

Cet enclos paroissial est le plus important de Bretagne.

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Cet enclos paroissial est le plus important de Bretagne.
Regardez le calvaire.
Autrefois, il était situé près du porche sous le grand clocher.
Au 18 e siècle, on le déplace car il gêne la circulation des pèlerins. On l'élève alors sur un massif en forme d'arc de triomphe.
Ce calvaire du 16 e et du 17 e siècle comporte une trentaine de scènes qui racontent la vie du Christ. Quatre côtés le composent : la mise au tombeau, la montée au calvaire, la résurrection et la descente aux limbes.
Le contraste entre le granit clair du massif et le kersanton sombre des sculptures ajoute à l'élégance du monument.
Parmi les personnages, le diable s'est glissé... Déguisé en moine, il propose à Jésus de changer des pierres en pains, mais ses oreilles pointues et ses pieds fourchus le trahissent. Saurez-vous le reconnaître ?
Vous voyez la porte triomphale à gauche ? On l'appelle aussi porte de la mort. : Porz ar Maro en Breton !
Jusqu'au 20e siècle, lors des enterrements, une tradition voulait que l'on cogne le cercueil contre un pilier de la porte afin de marquer le passage dans le royaume des morts .
? droite de la porte,
C'est l'ossuaire bâti dans la première moitié du 16 e siècle. On y entasse les ossements des défunts jusqu'au 18 e siècle.
Et à la veille des cérémonies religieuses et des foires les plus importantes, on range les ossements !
? partir de 1733, cet ossuaire devient la chapelle des trépassés. Aujourd'hui, il abrite un musée de traditions locales.
Georges Provost, Maître de conférence d'histoire moderne à l'Université de Rennes 2, nous en dit plus sur le caractère imposant de l'enclos de Pleyben :
" L'enclos de Pleyben frappe par sa monumentalité. On a parfois l'impression qu'il y a trois clochers. En réalité, il n'y en a que deux. Le clocher le plus ancien - une flèche gothique - qui a elle-même une flèche surmontée d'une tourelle secondaire. Et puis, le grand clocher et le grand dôme à la fin du 16 e siècle voulus par les paroissiens, selon le même modèle que Saint-Thégonnec. La monumentalité c'est aussi la sacristie que l'on aperçoit à droite. Ce bâtiment à coupole circulaire qui reprend le modèle prestigieux, celui du château de Villers-Cotterêts. Et la monumentalité, on va la retrouver aussi à l'intérieur de l'église avec un ensemble exceptionnel de sablières. "
Le diable est décidément partout dans Pleyben et il se cache... sur une sablière justement. Quand vous serez à l'intérieur de l'église, cherchez-le bien ! Et attardez-vous aussi devant les orgues bleues, les retables baroques, la vitrine d'art sacré et les vitraux de cet édifice impressionnant.
La commune de Pleyben était autrefois divisée en trêves.
La trêve est une division géographique de la paroisse.
Chacune possédait une chapelle. Sept d'entre elles demeurent encore autour de Pleyben. Avant de partir à leur découverte, vous pouvez écouter l'histoire peu banale de leur restauration en appuyant sur la touche étoile.
Madame Le Douzen, native de Pleyben fit fortune aux Etats-Unis. Vers la fin de sa vie, elle rédige son testament avec son avocat américain.
Madame Le Douzen : Vous notez bien ceci, please... Je lègue toute ma fortune à la commune de Pleyben. Et que celle-ci l'emploie à la rénovation des sept chapelles que j'adore.
Avocat (accent américain) : C'est bien noté, Madame Le Douzen...
Madame Le Douzen : Mais je lègue tous mes biens à une seule condition. Que ce soit des artisans de Pleyben qui en réalisent la restauration. Je suis inflexible sur cette clause !
Avocat : Je vous relis votre testament, Madame ?
Madame Le Douzen : Non, non, laissez-moi. Je veux rêver maintenant à mes chères chapelles...
Et sous le regard redoutable de son avocat américain, les dernières volontés de Madame Le Douzen furent exaucées dans les années 1990.
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