Le goût du sacré
Une galette de Pleyben, et vous êtes transporté sous le ciel bagarreur de Bretagne, au coeur d'un enclos paroissial monumental.
Quand je croque une galette de Pleyben, le sucré et le salé se mêlent dans ma bouche.
Proust a sa Madeleine, moi j'ai la galette. Je ferme les yeux. Je suis transporté dans le Finistère, là où la " terre finit ", là où les nuages et le soleil ne cessent
de se chamailler. Après leur combat, il n'est pas rare qu'un arc-en-ciel apparaisse au dessus de l'enclos paroissial de Pleyben, nuançant le granit blanc et les sombres sculptures du calvaire en pierre du kersanton. C'est l'enclos paroissial le plus important de Bretagne. Le calvaire représente 30 scènes de la vie du Christ. Le diable s'y est glissé, déguisé en moine. Essayez de le repérer... Mieux vaut l'avoir à l'oeil ! Je croque à nouveau dans la galette. Je suis dans l'église, cette fois. Elle a conservé l'esprit du gothique breton. A l'intérieur, la nef est dotée d'une surprenante sablière richement ornée. Une dernière bouchée. Me voilà à l'ossuaire qui date du 16ième siècle. J'admire son architecture raffinée et visite le musée breton, qui y est installé. Il regroupe des biens, témoins de l'histoire locale. J'entends une musique traditionnelle s'élever dans les airs pour rejoindre les Monts d'Arrée. Ma main plonge dans le paquet de biscuit, à la recherche d'une nouvelle galette.Rencontre avec...
Georges Provost, Maître de conférence d'histoire moderne à l'Université de Rennes 2 : " L'enclos de Pleyben frappe par sa monumentalité. On a l'impression qu'il y a trois clochers, mais il n'y en a que deux. ".
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Vous aimez les douceurs ? En plus des galettes, vous pourrer vous régaler des crêpes, fraises, le kouign amann, ki ha farz, far frit d'Etel, ou tarte au lait ribot !
Photo de gauche : Enclos paroissial de Pleyben
Par Voxinzebox






