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Marolles-les-Buis

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Les résistants créent à Marolles les Buis le maquis de Plainville.

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Nous sommes à Marolles les Buis.
Placez vous face à la stèle du maquis de Plainville.
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" Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. "
C'était le 18 juin 1940. Depuis Londres, le Général de Gaulle appelait les Français à entrer en résistance.
Mais quatre ans plus tard, au printemps 1944, c'est en entendant une autre information capitale qu'une soixantaine d'hommes se regroupent ici dans les bois.
" Sous le commandement du Général Eisenhower, les forces navales alliées avec le soutien de puissantes formations aériennes ont commencé ce matin le débarquement des armées alliées sur les côtes nord de la France. "
Les résistants créent à Marolles les Buis le maquis de Plainville.
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La stèle face à nous commémore cet épisode de l'Histoire. Regardez bien ce qui est gravé : un V comme victoire. Et une croix.
Mais ce n'est pas un lieu de culte ici !
C'est la croix de Lorraine. Celle que le Général de Gaulle choisit pour représenter les Forces Françaises Libres.
Il était lorrain le Général ?
Non, mais cette croix existe depuis la bataille de Nancy au 16ème siècle. Où elle avait été adoptée comme signe de ralliement et de résistance
Yves Brissard, passionné d'histoire et membre de l'association des Amis du Maquis de Plainville pense qu'il y a eu ici le maquis idéal...
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"Je considère que c'est un maquis modèle. Parce qu'il a duré le temps qu'il fallait, quand il fallait, et ses actions ont été parfaitement en accord avec les plans alliés. Il a duré en réalité deux mois. Le maquis est parfaitement isolé, en dehors des grandes voies de communication, bien situé géographiquement. On n'y faisait pas de feu. Il n'y avait pas de possibilité de repérage. Toutefois, d'après les renseignements qu'on a pu avoir, il y aurait eu des incursions de l'aviation allemande qui aurait lâché quelques bombes un peu au hasard. Ce qui tend à prouver que ce maquis était déjà soupçonné dans la région. "
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Dans les derniers temps du maquis, on compte au total 170 personnes.
Age moyen ? 23 ans. Mission ? Gêner le plus possible l'occupant allemand : saboter les lignes téléphoniques et électriques, détruire les ponts et les panneaux de signalisation. Parfois, se battre.
Il faut donc des armes. Les anglais en fournissent.
( ambiance " radio Londres ")
" La lutte est inégale... "
C'est le code d'un parachutage imminent au dessus de Basset. Mais il y avait bien d'autres lieux de parachutage dans la région, l'étang de Sainte-Anne à Thiron par exemple... Les maquisards balisaient le terrain, la nuit, avec des lampes de poche. Ils émettaient du morse. Et l'avion larguait la cargaison...
Pour stocker les armes et apprendre à tirer, on utilisait une grotte creusée dans une carrière de calcaire située un peu plus bas à une trentaine de mètres d'ici.
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Pour ne pas se faire repérer, il fallait être bien organisé et obtenir aussi la complicité des habitants. Georges Gourci, ancien maquisard de Plainville se souvient
" A St Hilaire, il y avait une petite chapelle et une ferme. Et dans cette ferme, le fermier a bien voulu que les gens fassent la cuisine chez lui. Il était pas question de faire du feu au maquis. On aurait été repérés par les avions très rapidement. La cuisine était préparée à la ferme et transportée dans des bidons à lait. On avait quand même l'ensemble de la population autour du maquis qui était pour nous.
On ne pouvait pas coucher dans la grotte, il faisait trop froid. On avait créé des cabanes avec des branchages et des bâches par-dessus. Et il fallait faire tout le sanitaire. Moi je me rappelle quand je suis arrivé en pleine nuit.
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Après deux mois de clandestinité, les maquisards sortent du bois pour libérer Nogent le Rotrou puis Chartres et Paris. La libération est en marche.
Si vous voulez savoir comment cette région a vécu la fin de la seconde guerre mondiale, appuyez sur la touche Etoile.
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Le maquis de Plainville s'est donc préparé à la Libération de Nogent.
Après le débarquement des alliés tout va très vite. L'ancien résistant Georges Gourci en a encore parfois des frissons :
" Les Américains étaient encore assez loin, plus loin que le Mans. Ils sont arrivés trois jours après seulement. Là on a eu quelques frayeurs. "
Pour se redonner du courage, certains ont chanté ceci :
Le chant des Partisans
Le chant des Partisans. Il a été écrit en 1943 pour une émission de Radio Londres. Un responsable de la résistance avait dit qu'on ne gagnait la guerre qu'avec des chansons. Il voulait donc un chant qui ait l'air de venir des maquis.
Yves Brissard, passionné d'histoire et membre de l'association des Amis du Maquis de Plainville s'est passionné pour ce grand moment de l'histoire de la région. Nogent allait enfin être libérée.
" Dans la nuit du 9 au 10 août 1944, les résistants ont quitté le maquis et sont allés bivouaquer dans un bois proche de l'agglomération de façon à pouvoir le matin du 11 être opérationnels. Ils sont donc passés à l'attaque. Toute la journée, ce seront des escarmouches. Et il y aura des blessés et hélas des victimes. Mais le soir du 11, les Allemands auront quitté la ville. Et les maquisards ne sachant la situation vont la quitter aussi. "

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En prenant rendez vous avec l'association des Amis du Maquis de Plainville, vous pourrez visiter la grotte située plus bas. Renseignez vous auprès de la mairie de Marolles les Buis.
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