Pays Perche : sur les routes tranquilles... >

Margon

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La légende raconte que les juments du Perche ont rencontré les étalons Arabes.

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Nous sommes à Margon, face à la ferme de Vanoise, un élevage de chevaux percherons. Installez vous à l'entrée du chemin.
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Percheron, Perche, on m'a même dit que ce cheval est devenu l'emblème de sa région d'origine
Regardez bien dans les champs devant nous. Avec de la chance et un peu de patience, vous apercevrez ces chevaux si typiques du Pays.
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" Moi le percheron. J'en impose c'est vrai. 900 kilos en moyenne et encore ... sans aucun effort. C'est ma nature. Regardez mon oeil vif, mon allure souple et légère. Mes oreilles fines et longues. Mes cuisses larges et musclées... ma robe noire, gris pommelé, puis blanche avec l'âge...
Mon secret... ? j'ai du sang arabe. Les juments du Perche ont été croisées avec des étalons orientaux. Et voila le travail.
La légende raconte que les juments du Perche ont rencontré les étalons Arabes vers 732, l'époque de Charles Martel qui avait arrêté les Arabes à Poitiers. Une nouvelle race allait naître.
Au 19ème siècle, ce cheval a une réputation mondiale. Les Américains s'émerveillent alors des rares qualités de l'animal pour le travail de la terre et l'importent, en quantit, aux Etats-Unis.
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Ici, les chevaux étaient là pour travailler. Alors leur morphologie a changé.
A Vanoise, l'éleveur Guy Merel en parle très bien :
" Au fur et à mesure des années, on les a grossi, on a gardé des chevaux plus lourds pour les labours, pour le travail agricole. Et puis les prairies sont très grasses et ils prennent du volume, des os, y'a beaucoup de calcium dans les prés. C'est ça qui les fait grossir. On a maintenant une race qui a beaucoup évolué depuis 25 ans. Et puis maintenant ça évolue davantage du fait qu'on a importé des étalons des Etats-Unis parce que les Etats-Unis ont gardé la race percheronne pure, absolument pure. Ils n'ont pas fait grossir la race. Chez eux, ils ne prennent pas d'os comme chez nous dans les prairies. Et les chevaux sont restés toujours plus légers. Maintenant c'est plus les labours, c'est l'attelage, les loisirs, alors il nous faut des chevaux plus légers, qui trottent surtout. "
On importe donc maintenant des étalons Percherons des Etats-Unis ...pour les " marier " avec les juments du Perche, les poulains sont plus fins, et ils seront parfaits pour emmener une calèche.
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Et puis pour faire proliférer la race, rien de tel qu'un boute en train....
Non, pas l'amuseur qui met de l'ambiance dans vos fêtes ! Le boute-en-train, c'est ce cheval mâle qu'on place au voisinage des femelles pour les mettre en chaleur et " les disposer à l'accouplement ". Ensuite, c'est à l'étalon de jouer pour donner un beau poulain à la jument ...
De Margon, où nous nous trouvons, nous allons rejoindre Brunelles, en passant par Ozée et Arcisses. C'est là que des moines de l'abbaye d'Arcisses ont construit un canal pour irriguer leurs cultures.
Si vous voulez en savoir plus sur le canal et l'abbaye d'Arcisses, appuyez sur la touche Etoile
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Les moines ne font pas que prier.
Au Moyen Age, ceux de l'abbaye d'Arcisses pouvaient même être durs à l'ouvrage. Au 12ème siècle, ils creusent un canal entre la rivière d'Arcisses et la ville de Nogent le Rotrou. >
Cette rivière artificielle de 7 kilomètres existe encore. Son tracé surplombe la vallée de la Cloche, une rivière -elle - tout a fait naturelle. Elle rejoint le Val Roquet pour former ce que les Nogentais appellent la rivière des Viennes.
On pouvait profiter de l'eau pure pour faire de la teinture ou fabriquer une étoffe de laine qu'on appelle étamine. C'était une spécialité de Nogent jusqu'au 19ème siècle.
Tout ça grâce aux moines ! Ces hommes étaient bien courageux pour construire un canal de 7 kilomètres.
Malheureusement, il ne reste presque plus rien de leur abbaye mise à sac par les guerres de religion. Elle devient alors un couvent de femmes. Puis en 1790, avec la Révolution, à leur tour les religieuses sont expulsées et les bâtiments détruits.
Aujourd'hui, il n'y a plus qu'une ferme, là où se trouvait l'entrée du prieuré d'Arcisses. On voit encore de grands arcs gothiques aujourd'hui bouchés.
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