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La Loupe

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La Loupe

Installez-vous devant le gros chêne : cet arbre est multi centenaire. On ne connait pas précisément son âge. Certains lui donnent 800 ans.

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Nous sommes près de la Loupe. Installez-vous devant le gros chêne.
Cet arbre est multi centenaire. On ne connait pas précisément son âge. Certains lui donnent 800 ans. Aujourd'hui, la circonférence de son tronc approche les 14 mètres !
Son histoire remonte peut-être au 14ème siècle...
Caroline Morize, propriétaire de l'Auberge la Grande Maison connait bien la légende du Gros Chêne:
" Une femme qui s'appelait Jeanne, baronne de Meaucé avait un fiancé. Lorsque celui-ci devait partir à la bataille de Cocherel en 1360 exactement, ils ont décidé de planter ce chêne en gage de fidélité. Sire Olivier mourut pendant cette bataille et Jeanne se laissa mourir de chagrin... "
Une autre légende raconte aussi que le roi Henri IV qui chassait souvent dans les forêts du Perche avait l'habitude de venir se reposer au pied de ce chêne.
Observez bien cet arbre....
En faisant le tour, vous apercevrez un trou laissé après la chute d'une grosse branche.
Cette cavité avait permis aux habitants d'installer une statue de la vierge. Mais ça ne plaisait pas à tout le monde. La vierge a finalement été retirée, tout comme la grille qui la protégeait.
Et encore une légende : on raconte qu'un champignon en forme de statuette avait repoussé à l'emplacement de la petite statue !
Chant révolutionnaire
L'histoire religieuse du chêne de la Loupe deviendra bien encombrante à la Révolution. Une délibération annonce que l'arbre doit être abattu. < Mais personne ne parvient à couper l'arbre. On dit que les outils des bûcherons s'émoussent sans entamer le tronc>... On crie alors au miracle.
Il y aurait eu des pèlerinages au gros chêne de La Loupe jusqu'en 1920.
Certains historiens pensent que la ville s'appelle ainsi en référence à un ancien mot germanique qui désigne une habitation dans la forêt. On évoque aussi une autre étymologie comme le précise Cornélia Obé, Présidente du syndicat d'initiative :
" Ca vient de Lupus, le mot latin pour " loup ". C'était un coin où il y avait des loups dans les forêts. Ici il y a un des noms de famille qui s'appellent Pinceloup. Le mot " loup " est très présent. "
<
...et en effet, plusieurs lieux dits utilisent d'ailleurs le mot loup : crisloup, l'étang du galoup, la louvèterie... >
L'Histoire de la Loupe passe aussi par celle des grandes familles du royaume de France
Connaissez-vous par exemple les demoiselles de la Loupe ? A la cour de Louis XIV, Madeleine et Henriette d'Angennes étaient renommées pour leur beauté... et leurs scandales aussi. C'était les filles de Charles, Baron de La Loupe. Madeleine a épousé le maréchal Henri de La Ferté-Saint-Nectaire.
C'est lui qui a construit la même année, sur des plans attribués à Vauban, le château de la Loupe. Aujourd'hui, il existe toujours et la commune a repris les armoiries de la famille d'Angennes.
Sur le blason de la ville de la Loupe, on distingue aussi la Croix de Guerre. Une reconnaissance décernée après le bombardement de 1944.
Bruit de bombardier
Le 17 juin 1944, 7 bombardiers alliés s'apprêtent à frapper un dépôt de carburant allemand. Mais ils manquent leur cible. Le centre ville de la Loupe est touché : 73 morts et parmi eux, le maire de la commune et bon nombre de conseillers municipaux. La bombe a touché l'hôtel de ville où se tenait un conseil municipal. La Loupe restera la commune la plus sinistrée de la Seconde Guerre Mondiale dans le département de l'Eure et Loir.
Jean Lechien, un habitant de la Loupe se souvient dans ses mémoires:
" Subitement, c'est l'horreur, c'est l'enfer. Des sifflements, des chapelets de bombes qui tombent et explosent dans un fracas épouvantable... Et puis tout à coup, c'est fini. Tout cela n'a duré que 30 ou 35 minutes mais celles-ci comptent pour des années dans la vie d'un homme ".
Après le conflit, le centre ville sera entièrement reconstruit.
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