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Frétigny

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Frétigny

Devant nous plus de 8 siècles d'histoire.

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Nous sommes à Frétigny, face à l'église St André.
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Devant nous plus de 8 siècles d'histoire.
A l'origine, il y avait ici une église romane. Aujourd'hui, il n'en reste plus que l'abside. Mais à l'intérieur, on y trouve un vrai trésor : de magnifiques fresques du 12ème et du 13ème siècle.
Il y a en fait trois séries de peintures : " le Christ en majesté " dans une mandorle.
C'est l'auréole ovale qui entoure le christ.
Remarquable aussi " la Vie de saint André ". Et puis une représentation des " quatre vertus dans les embrasures des fenêtres. " : la charité, la chasteté, la justice et la paix.
Et ses fresques on peut les lire comme une bande dessinée !
Pour un descriptif plus précis des fresques, appuyez sur la touche étoile
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A l'intérieur de l'église, au fond après l'autel, vous entrerez dans l'abside.
Votre regard sera attiré très vite par la voûte recouverte de deux couches de fresques. L'une du 12ème, l'autre du 13ème siècle. Cela représente l'apocalypse. Dans un ovale à quatre lobes, le Christ, grandeur nature, est assis en majesté sur un coussin. A l'extérieur de cet ovale sont peints les symboles des quatre évangélistes : l'aigle de Jean, le lion de Marc, le taureau de Luc et l'ange de Mathieu.
En visitant l'abside de l'église, regardez bien aussi le pourtour avec les scènes de la vie de saint André.
Une vraie Bande Dessinée je vous l'ai dit !
Les fresques se lisent de gauche à droite. Le christ debout sur la plage appelle St Pierre et St André qui sortent de leur barque.
Un peu plus loin, saint André affronte un juge. Puis saint André étendu sur la croix. Enfin, saint André enseveli par la femme d'Egée, la femme du juge.
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Imaginez la surprise de celui qui a un jour découvert ces fresques cachées.
Cet homme a confié sa découverte au célèbre écrivain et académicien Prosper Mérimée. En 1847, alors inspecteur général des Monuments Historiques, il est venu sur place, à Frétigny , examiner lui-même les fresques, il en demandera même le classement.
Claude Dordoigne, le président de l'association des Amis de l'Eglise de Frétigny, est passionné d'architecture. Il se souvient de la patience qu'il fallait avoir pour faire ressurgir ces fresques du passé:
"Pour découvrir, il faut enlever le blanc ; un peu au scalpel. C'est très minutieux. Des fois, il y a des morceaux décollés. Donc il faut les recoller. Et puis il faut savoir quelle couche de peinture garder. Dés qu'ils découvrent, tout est répertorié dans un cahier. Et après c'est l'architecte qui décide s'il faut garder ou pas garder. "
Aujourd'hui, le travail est loin d'être terminé. Un architecte a sondé les murs de l'église : tous sont recouverts de fresques.
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L'autre richesse du village de Frétigny est plus naturelle : c'est l'eau.
Une rivière traverse la commune : la Cloche
Dans le passé, sur le cours de cet affluent de l'Huisne, 8 moulins se succédaient :
Du moulin des Bouillons ou la rivière de Frétigny prend sa source jusqu'au moulin à Papier.
Dans le Perche, on trouvait de très nombreux moulins à eau. Un dictionnaire géographique de 1856 en avait compté plus de 100 existants ou ayant existé dans l'arrondissement de Nogent.
Avec des moulins à eau, on pouvait presque tout faire. Même de l'électricité. Ecoutez ce qu'écrivait un journaliste au début du siècle dernier après avoir visité le Perche et trouvé un moulin qui produisait du courant électrique à Souancé-au-Perche, au sud de Nogent :
Il n'y a ni accumulateur, ni machines de secours, mais il y a là un homme intelligent qui s'est dit que quatre lampes pour l'éclairage public suffisaient et qu'on pouvait fournir 70 lampes économiques à 110 volts aux particuliers, et il les alimente depuis 1905... "
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Aujourd'hui encore, à quelques kilomètres d'ici, le château de la Vignardière à Marolles les Buis se sert de la chute d'eau du Moulin Radais pour fabriquer de l'électricité.
Un autre des 8 moulins de la vallée de la Cloche s'appelait La Perrière. Il avait été installé dans une ancienne fabrique de fil de fer.
Du fer ? Dans le Perche ?
Oui, sur la butte de Piclos, on trouvait un gisement de fer. C'est l'un des plus hauts sommets du Perche, à 273 mètres. D'ailleurs, nous passerons plus tard à la colline de Rougemont, le point culminant d'Eure-et-Loir.
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