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Thiepval

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Thiepval

Devant le plus grand memorial que les Britanniques aient consacré à la première guerre mondiale.

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Nous sommes à Thiepval, face au mémorial Britannique
Les noms des soldats dont les corps n'ont jamais été retrouvés ont été inscrits.
N'essayez pas de compter. Ils sont plus de 72 000. Les Anglais les appelle les " Missing of the Somme ". >
En 1914, au début du conflit, le gouvernement comme l'opinion britannique ne voulaient s'impliquer dans la guerre
Des journaux étaient même très pacifistes outre Manche ! Le Manchester Guardian par exemple.
Mais comme le dit l'historien Jean-Jacques Becker, quelques mois plus tard, pendant l'été 1914, les choses ont changé :
" Ils vont changer d'opinion tout simplement à la suite de l'invasion de la Belgique par les Allemands. Parce que c'était le meilleur moyen pour atteindre la France sans passer par la Lorraine. L'entrée des Allemands en Belgique fut ressentie comme une atteinte à la nation britannique. (...).Il n'y avait pas de service militaire : et bien les jeunes Britanniques sont venus s'engager par centaine de milliers. Le gouvernement Allemand n'avait jamais cru que l'Angleterre participerait à ce combat ". <
Les jeunes Anglais s'engagent donc dans ce conflit. Poussés aussi par leur gouvernement.
Des files d'attente de plusieurs heures pour aller s'engager. Deux millions et demi d'hommes se portent volontaires en un an et demi.
Et pourtant, cette guerre va tourner au drame pour eux.
C'est ici en 1916 que les Anglais vont vivre le pire moment de la guerre. C'est le début de la bataille de la Somme.

Dans chaque famille britannique, on connaît de près ou de loin quelqu'un qui est tombé à Thiepval. Et cette commune est devenue célèbre en Grande Bretagne. Geneviève Potier, le maire de Thiepval>
" Ils sont chez eux. Ils arpentent la plaine, ils entrent dans les champs, il faut qu'ils trouvent leurs racines. Les 73 000 noms sur ce mémorial ce sont leurs disparus. Le deuil n'est pas fait. Voir une dame de 50/60 ans avec des petits enfants de 15 ans. Ils ont chacun une petite croix et un coquelicot.Et ils le mettent sur la terre là où ils pensent que leur arrière grand-père est tombé. " <
Regardez à droite du Mémorial, le centre d'accueil.
Il a été ouvert en 2004 notamment grâce à un financement par le Conseil Général de la Somme, des fonds européens, ainsi qu'à une souscription nationale en Grande Bretagne. 650 anglais ont fait un don pour construire ce centre où on peut mieux comprendre les batailles de la Somme. >
Ce Britannique par exemple a fait le déplacement pour retrouver les traces d'un de ses grands parents :
" Il a combattu ici au bois de Delville, et plus tard à Ypres en Belgique. Il m'a dit qu'il était ici dans la Somme mais j'ai découvert les lettres et les cartes postales plus tard. Après il est mort. Et il avait les cartes postales d'ici, d'Albert. Beaucoup de gens qui étaient morts ici mais les corps sont disparus. "
Les soldats britanniques oe les tommies comme ils se surnommaient - ont donc connu des moments très difficiles ici. Et pour se donner du courage, savez vous quel était leur chant ? <
Extrait de la chanson It's a long way to Tipperary
" It's a long way to Tipperay ". A l'origine, un succès du Music Hall. Des militaires qui l'avaient entendue pour la première fois en Irlande la chanteront devant un journaliste. Très vite cette chanson devient l'hymne de beaucoup de troupes du Commonwealth>
Découvrons maintenant le quotidien des tranchées pendant la Grande Guerre, à Beaumont Hamel, notre prochaine étape.
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