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Méricourt sur Somme

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Méricourt sur Somme

Devant vous 40 hectares de pâturages marécageux... L'équivalent de 56 terrains de football !

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Nous sommes à Méricourt-sur-Somme. Installez-vous au belvédère.
Regardez ces marais. Devant vous 40 hectares de pâturages marécageux. L'équivalent de 56 terrains de football ! Et de chaque côté, la Somme coule paisiblement.
Pour être précis, il y a d'un côté, au fond, le canal de la Somme et de l'autre, juste devant nous, la vieille Somme. Toute cette eau, venue du département voisin de l'Aisne, permet à la végétation de s'épanouir et abrite une faune très riche.
Le marais est une sorte d'éponge. L'hiver, il retient l'eau et évite les inondations. En période de sécheresse, cette réserve est restituée progressivement.
L'espace est partagé en plusieurs zones. Certaines ne sont pas accessibles au public comme la roselière et à l'extrémité gauche, la frayère qu'on appelle aussi en picard la " pondoère à pichons " -la pondoire à poissons, là où ils se reproduisent. Il faut donc les laisser en paix.
Regardez maintenant le circuit de découverte. Deux kilomètres de balade aménagée où vous longerez les étangs de pêche.
Les marais de Méricourt-sur-Somme n'ont pas toujours été aussi bien organisés et protégés.
Jean Jacques Objois, président de l'Association " Marais Nature "
" Les zones humides par définition sont des milieux très riches, et où la nature pousse extrêmement facilement et vite. Ce sont des milieux, s'ils ne sont pas entretenus, qui se dégradent à une vitesse vertigineuse.
On passe d'une zone humide à des surfaces qui se boisent. Des milieux qui se referment totalement. Et même la ronce arrive à prendre le dessus. Le marais se transforme en bois humide. Tout ce qui est roselière, ça disparait au profit des saules, du peuplier sauvage qui croissent à une vitesse incroyable. "
C'est exactement ce qui est arrivé après la seconde guerre mondiale lorsque les agriculteurs ont préféré garder leurs animaux à la ferme plutôt que des les laisser pâturer.
En 2008, la municipalité a repris possession des lieux. Tout a été débroussaillé pour permettre le retour de la flore et de la faune des zones humides.
Bruitage Canard souchet
Vous entendez ? C'est un canard souchet. Au printemps, il cancanne. Avec son gros bec gris et sa tête verte, il est très prisé des chasseurs à la hutte.
A la hutte ?
Oui, chaque soir, d'août à février, le huttier installe ses appelants, des oiseaux chanteurs, élevés en captivité pour attirer leurs congénères sauvages.
Ensuite, le chasseur s'enferme dans sa hutte et veille jusqu'au petit matin.
Cette chasse se déroule de l'autre côté du canal. Vous ne risquez donc rien.
Prenez le temps de vous promener mais n'oubliez pas que la nature est fragile. Emportez vos déchets, restez sur les sentiers et évitez de cueillir les plantes.
Avant de quitter la commune, ne manquez pas d'admirer le château de Méricourt-sur-Somme. Bati au 12ème siècle, il avait été détruit en 1626 sur ordre de Richelieu et reconstruit 30 ans plus tard. Pendant la première Guerre Mondiale, la propriété a servi de Quartier Général aux Français.
Ce château possède un parc à l'anglaise avec une incroyable collection d'arbres du monde entier. Le plus haut, un tilleul argenté de Virginie mesure 45 mètres. Le plus résistant est peut être le Ginkgo Biloba, le premier arbre apparu sur terre. Au Japon, il a même survécu à la bombe atomique d'Hiroshima.
Ce parc se visite sur rendez vous. Renseignez-vous auprès de l'Office du Tourisme à Bray sur Somme ou à Albert.
Partons maintenant pour Froissy, au musée du p'tit train de la Haute Somme où nous vous parlerons de la guerre du rail. Non loin de là, le Baron rouge s'est aussi illustré, dans les airs, lui.
Merci de continuer votre visite, A bientôt !
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