Pays du Coquelicot >

Mailly Maillet

Version mobile
English Néerlandais

Mailly Maillet

Mailly Maillet nous présente un autre visage de la Somme. La commune n'a pas subi de destructions totales. Les maisons et les bâtiments de pierre n'ont donc pas disparu.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes à Mailly Maillet devant l'Eglise St Pierre
Vous pouvez vous placer de l'autre coté de la route, au fond du terrain., et vous installer sur un des bancs.
Mailly Maillet, nous présente un autre visage de la Somme, celui qui était à l'arrière du front pendant la première guerre mondiale. La commune n'a pas subi de destructions totales. Les maisons et les batiments de pierre n'ont donc pas disparu pour être remplacés par la brique rouge.
L'église st Pierre n'a pas trop souffert des combats de 14/18 et elle se dresse encore là, telle qu'elle a été construite au 16ème siècle, entre 1501 et 1510.
Nous la devons à Isabeau de Mailly, l'épouse de Jean de Mailly, chambellan des rois Louis XI et Charles VIII.
C'est elle qu'on voit représentée ici sur le portail à gauche avec sa patronne Ste Elisabeth.
" Elle a bénéficié d'un don de 10 000 écus de la part de Charles XII, le roi de France de l'époque ".
Jacques Lebettre, membre de l'Association pour la restauration du patrimoine de Mailly Maillet
L'artiste local dont nous ignorons le nom a fait cette magnifique statue de priante. Et derrière elle, c'est sa patronne Elisabeth de Hongrie qui porte la couronne qu'elle va poser sur la tête d'Isabeau, vu la sainteté de cette dame qui rendait énormément service à tous les gens soumis à l'autorité de son mari ".
Isabeau avait en effet instauré un usage considéré comme très généreux pour l'époque : chaque année, elle permettait à la femme la plus âgée du bourg de venir s'asseoir à la table de son seigneur.
Le plus ancien fermier, lui, avait le droit de payer sa redevance sans se découvrir devant les officiers de la seigneurie.
Pendant plusieurs siècles, la veille de la fête d'Isabeau, les femmes de Mailly Maillet ont déposé des fleurs au pied du portail pour lui rendre hommage.
Regardez maintenant la chapelle située au bout du chemin sur votre droite.
C'est la Chapelle Madame. Elle a été construite en 1755 par le dernier seigneur du village. Le marquis Louis-Victor voulait ainsi offrir une dernière demeure à sa jeune épouse, Antoinette Cadot de Sébeville
Voix de femme un peu précieuse : Mon époux ? la gentillesse faite homme !
Si vous aviez vu son chagrin à ma mort ! J'avais à peine 26 ans. Mon cher mari a voulu ce qui ce faisait de plus beau pour moi. Il a même demandé à ce bon Jean-Baptiste Michel Dupuis de réaliser mon mausolée. Tout en pierre et en marbre. Comme celui de l'évêque d'Amiens dans la cathédrale....
A la mort de sa femme, le marquis n'avait que 30 ans et il ne s'est jamais remarié. L'une de ses descendantes s'appelle Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach. Et ce n'est autre que Sissi l'Impératrice, la vraie !
La chapelle Madame a souffert d'infiltrations d'eau au 18ème siècle puis des bombardements de la Grande Guerre.
Ambiance de bombardements
Entre 1914 et 1918, des obus sont tombés sur ce monument. Ils ont abîmé le lanterneau, le campanile, la toiture et la charpente. Il y a quelques années, on a même retrouvé un de ces engins explosifs allemands dans une pierre de la voute. Aujourd'hui encore, la guerre laisse ses traces sur l'édifice.
Mais en 2007, la Chapelle Madame a retrouvé un lanterneau. Imaginez. Une grue géante a été utilisée pour poser cette tourelle lourde de plus de 8 tonnes. Rien que la charpente en chêne en pèse 6 !
Partons maintenant pour une promenade le long d'un tout petit fleuve, l'Authie.
Merci de continuer votre visite, A bientôt
Retour haut de page