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Beaumont Hamel

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Beaumont Hamel

Les lignes allemandes étaient toutes proches pendant la guerre.

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Nous sommes à Beaumont Hamel.
La commune regroupe trois villages où pendant la guerre les lignes allemandes étaient toutes proches
La colonie britannique de Terre Neuve avait envoyé avec le Canada une armée de volontaire qui s'est retrouvée ici. < Au matin du 1er juillet 1916, 801 soldats ont été pris sous le feu des mitrailleuses allemandes. En 40 minutes, tous les officiers ont été tués. Il ne restait plus que 68 hommes indemnes.
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Ce régiment méritait donc bien de recevoir le titre de corps royal. Un privilège accordé seulement pendant cette guerre à trois régiments.
Entrez dans le parc du Mémorial et allez vous installer sur la butte du Caribou pour mieux comprendre le fonctionnement des tranchées.
De là, on domine tout le champ de bataille. Les tranchées ont été conservées. Il y a encore des barbelés.
Les conditions de combat pour les soldats comme ceux de Terre Neuve étaient donc effroyables. Les pertes ont été considérables. Sur 250 000 habitants, plus de 5000 sont partis se battre. Prés de 1500 sont morts.
Pour affronter l'ennemi, les soldats se réfugiaient donc dans des trous reliés les uns aux autres. Un système logique pour l'historien Allemand Gerd Krumeich : . >
" Vers la fin de 14, tous font la même chose, en même temps. Les soldats qui reçoivent le feu sont obligés de se coucher et puis sont dans un trou d'obus, l'autre aussi est dans un trou d'obus et on relaie les deux. C'est la tranchée. Après l'élan d'août où on a voulu aller vite à la victoire, on se résigne à se protéger. "
Ces tranchées sont de plus en plus sophistiquées, électrifiées et bétonnées du côté Allemand. Parfois très profondes avec des abris.
Mais le plus souvent, les conditions de vie pour les soldats sont effroyables. Notamment pour l'hygiène. <
Mes chers parents.
Je suis redescendu de première ligne ce matin. Je ne suis qu'un bloc de boue et j'ai dû faire racler mes vêtements avec un couteau car je ne pouvais plus me traîner, la boue collant mes pans de capote après mes jambes...J'ai sommeil, je suis plein de poux, je pue la charogne des macchabées. Georges
. >Ceux qu'on appelle à présent " les poilus " se reposent régulièrement à l'arrière, dans les villages avoisinants.
Cet habitant de Warvillers, une commune de la Somme, se souvient des soldats qui revenaient des tranchées après avoir été relevés.
" Les premières choses qu'ils faisaient c'était se décrotter hein ! Il y avait un centimètre ed'boue sur leur capote surtout, partout ! (...) Mais ils étaient dans un état pou... ils avaient 10 kilos d'terre sur, autout d'eux hein ! pensez dans les tranchées comme ça, par ici c'est argileux tout ça, quand il pleuvait tout ça hein ! (...) Ben ils en avaient marre, ils étaient contents d'être relevés hein ! "
Le mémorial terre-neuvien est installé dans un immense parc de 16 hectares. Un cadre très reposant.
Mais on est très loin aujourd'hui du paysage de 1916. Il n'y avait pas de gazon comme aujourd'hui mais seulement de la boue. Et les arbres que vous voyez n'ont jamais connu ces combats. Un seul est pourtant d'origine. On l'appelle ici l'arbre du danger car il se trouvait dans un endroit très exposé, au point extrême de l'avancée des Terre-neuviens du 1er juillet 1916
Et pourtant, les alliés ont fini par venir à bout ici des Allemands, non?
Si vous souhaitez mieux comprendre les tranchées de la Grande Guerre, suivez la visite guidée proposées ici par des étudiants canadiens et visitez le Centre d'accueil.
Découvrons maintenant Mailly Maillet , son église nous attend depuis le 16ème siècle.
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