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Authie

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Le prieuré d'Authie a été fondé vers 662 par les moines bénédictins de Corbie.

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Nous sommes à Authie . Installez-vous face au Prieuré.

Le prieuré d'Authie a été fondé vers 662 par les moines bénédictins de Corbie. Ces religieux ont défriché les terres entre les deux fleuves, la Somme et l'Authie qui coule ici. On trouve d'ailleurs ici un lieu-dit appelé " les défrichés " ! De place en place, ils ont créé de petites abbayes devenues prospères après le 11ème siècle.
Voila pourquoi le prieuré d'Authie est devenu très intéressant pour le Seigneur des lieux. Jusqu'à la révolution, les querelles avec le château ont été incessantes. Au 17ème siècle, poussé par Richelieu, le pape Urbain VIII s'en est même mêlé !
Mais il n'y a pas que les moines qui ont fait prospérer ce village. A partir du 17ème siècle, Authie se lance dans le textile.
Au départ, les habitants tissaient avec un métier installé chez eux. Mais en 1824, un barrage est créé pour faire tourner une manufacture qui produit du velours de coton. Et il y a du travail !
Plus de 80 métiers tissent 16 heures par jour sans interruption, pas de pause casse croute, on mange rapidement en surveillant son ouvrage.
Ce sont les femmes qui tissent et on est payé à la pièce
" On faisait la grosse côte, de la petite côte et aussi du moellonnage, pour faire des bleus de travail. "
Maurice Gosse a travaillé à l'usine d'Authie pendant 12 ans, entre 1945 et 1957. C'est lui qui controlait le travail des tisseuses.
Les pièces de tissus faisaient à peu près 80 mètres. Ca pesait entre 25 et 30 kilos. Donc moi je vérifiais s'il n'y avait pas de défauts. Il y avait l'équipe bleue et l'équipe rouge. Quand l'équipe suivante arrivait, elles faisaient une marque. Fallait quand même pas voler l'un pour faire profiter l'autre. Tout le monde se connaissait!
La première équipe mettait en route à partir de 5h jusqu'à 1 heure. Et l'autre après une heure jusqu'à 9 heures ! Et on travaillait 48 heures par semaine ! On arrêtait le mois d'août et alors là c'était le grand nettoyage. Fallait nettoyer les cheminées. Y fallait entrer dedans pour enlever le calcaire autour des rivets. C'était pas un tcho boulot. On n'était pas trop bien là dedans. "
Les derniers métiers de l'usine d'Authie se sont arrêtés définitivement en 1956. Remplacés aujourd'hui par une coopérative agricole .
Pour fonctionner, l'usine a profité du passage de l'Authie.
Ce cours d'eau qui traverse le village n'est pas une rivière.
L'Authie est considéré comme un petit fleuve côtier puisqu'il se jette dans la Manche, entre Berck et Fort Mahon à environ 90 kilomètres d'ici. Il prend sa source dans le village voisin, à Coigneux, la dernière commune de la Somme qui a été raccordée au réseau d'eau potable.
A Authie, la présence de ce cours d'eau donne souvent un caractère bucolique au paysage.
" C'est toujours très symbolique là où coule une rivière. C'est la vie. "
Marie Chaplin est artiste peintre à Acheux-en-Amiénois, à côté d'Authie.
" Ca m'a inspiré bien sûr. On s'imagine qu'on n'a pas été les seuls à venir là avant. Ca doit être un lieu chargé d'Histoire. Là où il y a l'eau, il y a toujours eu la vie. Et aussi du côté artistique ... la beauté. Quand un raie de lumière passe au travers d'un gros nuage et noie une vallée, une colline, c'est absolument magnifique. On peut palper cette lumière. Le ciel se reflète dans l'eau, c'est un mouvement constant qu'il est difficile d'apprivoiser mais qui est merveilleux. "
Avant de quitter Authie, n'hésitez donc pas à flâner au bord de ce petit fleuve.
Découvrons maintenant la réalité de la vie de château, en allant voir celui de Raincheval.
Merci de continuer votre visite, A bientôt !
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