Avant les combats
A quoi ressemblait la Picardie avant la première guerre mondiale ? Avant que des pluies d'obus ne détruisent les maisons et les églises en pierre. Certaines communes ont été épargnées. En les découvrant, on mesure d'autant mieux les dégâts de la guerre sur les autres villages du Pays du Coquelicot.
Alors pourquoi Mailly Maillet a-t-elle été épargnée ? Parce qu'ici commençait l'arrière du front qui n'était pas la cible privilégiée des obus. Du coup, l'église Saint-Pierre du 16ème siècle, est toujours debout.Le saviez vous ?
L'Authie n'est pas une rivière. Mais un fleuve puisqu'il se jette dans la Manche, entre Berck et Fort Mahon à environ 90 kilomètres du village qui porte son nom.
A Authie aussi, la 1ère guerre mondiale semble ne jamais avoir eu lieu. L'eau coule aujourd'hui comme au 19ème siècle quand le village vivait du textile. La manufacture utilisait la force motrice de l'eau. Jusqu'à 80 métiers tissaient 16 heures par jour, faisant prospérer la cité. Payées à la pièce, ce sont les femmes qui travaillaient.
A Raincheval enfin, la guerre a laissé intact le château du village construit en 1719. Observez-le, derrière les grilles d'entrée. Il ressemble aux hôtels particuliers de la ville d'Amiens.
Une fois que vous aurez vu la Picardie épargnée par les ravages de la Grande Guerre, vous mesurerez d'autant plus justement les dégâts subis sur le front.
Vous comprendrez alors l'ampleur du désastre qui a frappé des communes comme Albert, Bray, Méricourt, Roissy, Frise, Eclusier Vaux ou encore Thiepval.
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Allez vous ressourcer dans le larris à Frise. Une pelouse sauvage où la faune et la flore sont protégées. La nature y a repris ses droits alors qu'à quelques mètres se tiennent encore les vestiges d'une tranchée.
Photo de gauche : L'Église Saint-Pierre de Mailly-Maillet
Par Markus3 (Marc ROUSSEL) [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons







