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Saint-Jean-Pied-de-Port, la Citadelle

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Saint-Jean-Pied-de-Port, la Citadelle

Balcon avec vue sur les ports

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Saint-Jean-Pied-de-Port, la Citadelle
Nous sommes devant la citadelle, face au panorama.
Pied de port . J'ai dû rater un épisode... J'ai beau fouiller le paysage, je ne vois ni port ni bateaux!
Ne cherchez pas! Ici, le mot a un tout autre sens comme l'explique le chargé du patrimoine à la mairie, Alain Zuaznabar.
Saint-Jean-Pied-de-Port a une très grande importance au niveau stratégique puisqu'elle est située au pied des ports pyrénéens c'est-à-dire des cols pyrénéens d'où son nom : Saint-Jean-Pied-de-Port. Ces cols permettaient le franchissement des Pyrénées et les communications entre la France et l'Espagne.
D'accord. On voit bien l'importance de cette position depuis le point où nous sommes, entourés de montagnes ! On a donc dû protéger très tôt cet endroit.
Oui, bien avant l'existence de la ville ! C'est un peu la porte d'entrée de la Navarre. Il y avait ici un château fort dès le 12ème siècle. La ville a été construite quelques décennies plus tard. Si les vieilles pierres des remparts pouvaient parler, elles en raconteraient de belles !
Ah oui, il y a la construction de la ville. C'est le roi de Navarre Sanche-le-Fort qui l'a décidée ! C'était l'époque de la prospérité, avant les guerres. Au 16ème siècle, comme nous avons souffert ! D'abord la prise par les Espagnols puis les tentatives de reprise des Navarrais et des Français. Ça n'a pas arrêté !
En 1644, un géographe évoque une ville renversée plutôt qu'assise au pied des Pyrénées tant elle a souffert des sièges successifs. La tension reste vive au point que Louis 13 fait construire la citadelle.
Et Vauban, le fameux architecte militaire de Louis 14, il n'est pas passé par là ?
Si, un peu plus tard, en 1685. Il est très critique sur l'état des fortifications. Les instructions qu'il donne sont appliquées 40 ans après.
Les armées, c'est bien fini, mais Saint-Jean-Pied-de-Port voit encore passer du monde. Il y a même une porte Saint-Jacques, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO d'ailleurs, à voir absolument. 40 000 Pèlerins l'ont franchie en 2011 !
Mais ça n'a pas toujours été comme ça selon Alain Zuaznabar.
C'est vrai qu'il y a eu certaines phases historiques, notamment aux 17ème et 18ème siècles, où il y a eu une baisse très importante du nombre de pèlerins qui entreprenaient le chemin. Ça a été aussi le cas au 20ème. Ça fait une petite vingtaine d'années qu'il y a un vrai renouveau du pèlerinage de Compostelle. C'est vrai surtout depuis les années 2000.
-musique-
Sur ce long chemin, Saint-Jean-Pied-de-Port, Donibane Garazi, en basque, c'est une étape à part pour les marcheurs comme Eliane et Mauricette, deux Picardes parties de Vézelay.
C'est un lieu de rencontre avec tous les chemins. On voit d'autres pèlerins qu'on n'avait pas vus ces jours-ci. Voyez, on écrivait des mails : " j'ai fini le chemin en France, on a fait 1 000 km, maintenant on passe en Espagne. " C'est une transition. On est à peu près à la moitié du parcours. Pour l'avoir fait déjà il y a deux ans, plus on approche, plus on panique à l'idée que ça va se terminer.
Il leur reste quand même encore 800 km à parcourir jusqu'à Saint-Jacques et d'ailleurs, de nombreux pèlerins partent d'ici.
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