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Saint-Jean-le-Vieux, La Magdeleine

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Saint-Jean-le-Vieux, La Magdeleine

La chapelle, le prieuré et le moulin : une histoire de pèlerins.

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Saint-Jean-le-Vieux, La Magdeleine
Nous sommes dans le quartier de la Magdeleine, derrière la chapelle, près du cours d'eau le Laurhibar.
Vous voyez le barrage à gauche ? Qui dit barrage dit moulin !
Ici, à la Magdeleine, c'est une exception parce qu'il n'est pas sur le barrage-même, mais quand il y a un barrage, il y a une retenue d'eau pour faire fonctionner un moulin, systématiquement.
François Lacroix est, avec son épouse, propriétaire du moulin qui se trouve derrière les arbres ! Pas facile à voir parce que très discret.
Le moulin, la chapelle et la maison qui est en face de la chapelle qui était, à l'époque, un prieuré, c'est la même histoire créée par les Prémontrés.
Prémontré... prémontré... Qu'est-ce que c'est que ça ? Ordre religieux créé en 1120, dans l'Aisne, par Saint-Norbert. Cette famille religieuse a pour vocation de vivre l'idéal de la première communauté chrétienne de Jérusalem, décrite au début du livre des Actes des Apôtres.
La chapelle que vous voyez à droite a été construite en 1147. Les prémontrés, des hommes et des femmes, sont venus ici poursuivre la christianisation du Pays Basque.
On est en plein essor du pèlerinage à cette époque !
Oui, c'est l'apogée du culte des reliques. Il faut accueillir les pèlerins qui vont se recueillir sur le tombeau de l'apôtre Saint-Jacques-le-Majeur. Les religieux créent rapidement un hôpital, au sens médiéval : un lieu d'accueil plutôt qu'un lieu de soin.
Les prémontrés ont dû construire le moulin parce qu'ils se sont aperçu, au fil du temps, qu'ils accueillaient beaucoup de pèlerins. Ils avaient besoin de faire du pain pour les nourrir donc ils avaient besoin du moulin pour faire de la farine. Il faut savoir que le moulin appartenait soit à un ordre religieux, soit à un noble, jamais à un particulier.
Et celui-ci se fait discret. Le moulin n'est indiqué que par une petite plaque que vous verrez sur la maison, un peu plus loin : Peiko Eihera. En basque, c'est tout simplement " le moulin d'en bas ". Le mécanisme est entièrement caché à l'intérieur.
C'est donc un moulin à eau.
-moulin-
Son fonctionnement n'a pas changé depuis sa construction au Moyen-âge. C'est le courant de la rivière qui entraîne la roue, qui elle-même entraîne les meules qui écrasent le grain.
Vous avez envie d'en savoir plus ? Visitez-le. François Lacroix et son épouse vous raconteront son histoire, et à travers elle, ils vous parleront de ce pays.
Le grand-père de ma femme qui a acheté le moulin en 1906 l'a changé en 1922 en petite minoterie donc il l'a transformé pour entreposer les céréales qu'il allait chercher, le blé en particulier, à la gare parce qu'ici, ce n'est pas une région à blé.
D'ailleurs aujourd'hui, les propriétaires qui ont remis ce vieux moulin en état de marche, écrasent plutôt du maïs issu de l'agriculture biologique.
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