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Orisson et la montée vers Roncevaux

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Orisson et la montée vers Roncevaux

Sur les traces de Charlemagne

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Orisson et la montée vers Roncevaux
Nous sommes près de la Croix Thibault, sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Roncevaux.
On respire ici ! On est à plus de 1000 mètres d'altitude. Quel paysage ! Des montagnes, des brebis...
...et des pèlerins ! Ici, ils quittent la route goudronnée pour le chemin de terre. Ce sont eux qui laissent un petit objet, une pierre ou un morceau de tissu près de la croix pour marquer leur passage.
Oui, c'est une étape mythique puisqu'on passe les Pyrénées. C'est la dernière étape française avant de franchir ces Pyrénées.
Florence Steunou travaille à l'office du tourisme de Saint-Jean-Pied-de Port.
C'est un lieu de bataille aussi, lors des guerres entre la France et l'Espagne tout au long des siècles. C'est aussi dans cette contrée que s'est déroulée la célèbre bataille de Roncevaux en 778.
Alfred de Vigny raconte dans un poème intitulé Le Cor, la mort de Roland, le neveu de Charlemagne, lors de cette bataille.
Tous les preux étaient morts, mais aucun n'avait fui.
Il reste seul debout, Olivier près de lui,
L'Afrique sur les monts l'entoure et tremble encore.
"Roland, tu vas mourir, rends-toi, criait le More ;
C'est magnifique mais ce n'est pas tout à faire vrai du point de vue historique. On le sait bien en Navarre.
Contrairement à ce qu'on peut lire dans beaucoup de livres d'histoire, l'armée de Charlemagne, l'arrière garde qui était menée par Roland, a été attaquée par des Basques, par des Navarrais et non pas par des Sarrasins. Charlemagne revenait de Pampelune qu'il avait saccagée, donc les Navarrais ont voulu se venger de cette insulte.
-son du cor-
Roland sonne le cor pour prévenir son oncle qu'il est en danger mais selon les légendes, Charlemagne n'entend pas ou ne comprend pas.
Le Cor éclate et meurt, renaît et se prolonge.
"Malheur ! c'est mon neveu ! malheur! car si Roland
"Appelle à son secours, ce doit être en mourant.
"Arrière, chevaliers, repassons la montagne !
"Tremble encor sous nos pieds, sol trompeur de l'Espagne !
Au Moyen-âge, cette étape est redoutée par les voyageurs qui se rendent en Espagne, pèlerins ou autre. On raconte que certains écrivaient leur testament juste avant de s'engager sur cette voie.
" Ce sont des gens féroces et la terre qu'ils habitent est féroce aussi par ses forêts et son aspect sauvage. (...) Pour quatre sous, un Navarrais ou un Basque tue, s'il le peut un Français. "
Il en rajoute, l'auteur du premier guide du pèlerin, au 12ème siècle, auteur obscur, d'ailleurs. N'imaginez pas un guide touristique, les Pèlerins étaient souvent illettrés. Plus que les Basques et les Navarrais, ils redoutaient surtout les dangers du relief selon Florence Steunou.
C'est une voie de montagne, on traverse les Pyrénées. Ce n'est pas une petite colline. Il faut bien avoir en tête que c'est un itinéraire à emprunter avec de bonnes conditions météo pour être sûr d'arriver à Roncevaux.
Ici, 11 km séparent encore le pèlerin de la mythique Roncevaux.
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