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Chapelle et Palais épiscopal

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Chapelle et Palais épiscopal

Une chapelle sauvée in-extremis d'une démolition totale, un Palais qui abrite un musée, dans le quartier épiscopal, les vestiges racontent la splendeur passée de la ville

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La chapelle et le palais épiscopal

Que ferait le roi sans moi ? Heureusement que je suis là !... Pardon, je ne me suis pas présenté : Saint Eloi, évêque de Noyon... Je n'ai pas été le seul évêque, bien sûr. Beaucoup d'autres m'ont succédé. Et, je dois bien l'avouer, je ne suis pas non plus le premier...
Le premier évêque de Noyon ? C'est Saint Médard. Un évangélisateur du 6e siècle, qui fonde l'évêché, à l'abri des remparts gallo-romain de la ville. Saint Eloi, lui, devient évêque un peu plus tard, au 7e siècle. Sainte Godeberthe, patronne de Noyon, lui doit son destin de religieuse, car il a fait d'elle une moniale en lui offrant symboliquement son anneau épiscopal. Elle fut ainsi mariée au Christ et fonda un couvent, à la demande de Saint Eloi. D'ailleurs, leurs reliques sont sous le maître-autel de la cathédrale...
Mais vous oubliez un autre évêque important ! Etienne Aubert. Vous connaissez? Et si je vous dis Innocent VI, ça vous parle ? Et oui, Noyon a eu son Pape, au 14e siècle... un Pape en Avignon certes, mais un Pape tout de même !
Regardez autour de vous et traversez les époques. Du 12ème au 17ème siècle, plusieurs bâtiments méritent votre attention : le logis de l'abbé Charles, fait de briques et de pierres et, juste à côté, le palais épiscopal, qui abrite le musée du Noyonnais.
Entre le musée et la cathédrale, voyez cette chapelle bien abîmée... C'est une rescapée ! Il s'en est fallu de peu pour la voir disparaître à jamais... Et pour en savoir plus là-dessus, il suffit de passer un coup de fil à Arnaud Timbert. Il est  docteur en histoire de l'art médiéval, spécialiste de la cathédrale de Noyon.
Arnaud Timbert j'écoute...
Bonjour monsieur. Voilà. On est devant la chapelle épiscopale de Noyon et on se pose une question : pourquoi est-elle dans cet état ? Vous avez une idée ?
La chapelle épiscopale aujourd'hui est partielle puisqu'elle a été coupée en deux puisque l'architecte des monuments historiques au 19e siècle, dans une perspective de dégagement de la cathédrale, a décidé de porter atteinte à cette chapelle épiscopale en la coupant en deux. C'était un moyen de relier l'Occident et l'Orient de la ville en créant un passage pratique à cet emplacement libéré par la Chapelle Épiscopale.
Ah d'accord... merci pour l'éclairage... euh... si on a une autre question, on peut vous appeler ?
Oui, d'accord. N'hésitez pas, je suis à votre service !
Parfait. Merci. Au revoir !
Au revoir !
Quelqu'un m'a glissé également que si la chapelle n'a pas été entièrement détruite, c'est grâce au propriétaire des maisons attenantes qui est intervenu et a fait stopper net la démolition... ouf ! D'après ce que vous voyez, imaginez donc une chapelle beaucoup plus grande, reliée directement à la cathédrale. D'ailleurs, si vous regardez sur le sol, le passage entre les deux bâtiments est marqué sur les pavés... Et pour finir, suivez les allées : elles vous mèneront tout droit au Musée du Noyonnais.
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