Nice : route baroque >

Saorge

Version mobile
English

Saorge

Les Franciscains y soignent les habitants victimes de la peste.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes à Saorge, devant l'ancien couvent des Franciscains. Placez vous sur le terre-plein à l'ombre du sapin.
Les Franciscains dont la vie est vouée, à l'origine, à la pauvreté mendiante et à la prédication itinérante, s'installent ici en 1633 pour soigner les habitants victimes de la peste.
Les bâtiments conventuels et l'église seront achevés à la fin du XVIIe siècle. C'est, avec le monastère de Cimiez à Nice, le seul exemple d'architecture monastique baroque conservé dans la région.
Imaginez, dans ce superbe site à l'écart du village, la vie simple des frères. Ici, à l'image de St François d'Assise qui a fondé l'ordre, on se sent proche de la nature, prêts à dialoguer avec les oiseaux ...
L'Eglise Notre-Dame des Miracles (les dits miracles seraient la fin de l'épidémie de peste) est adossée au cloître, sur votre gauche.
A droite, la petite porte, c'est l'entrée du couvent, qui se fait par le cloître.
Si vous entrez dans le cloître, votre regard sera certainement attiré, au milieu des décors d'encadrement de fenêtre et d'un imposant blason aux armes des Franciscains, par les cadrans solaires, très à la mode à l'époque baroque.
Combien en comptez-vous ? .... Neuf ! et de types différents !
Il y a le cadran italique, dont les heures sont comptées à partir du coucher du soleil. C'est, par exemple, celui en forme de triangle, peint en vert et décoré d'un sablier, au fond du cloître.
Il y a le cadran solaire classique, à lignes horaires normales. C'est le cadran carré sur le mur du déambulatoire adossé à l'église
Le cadran babylonique qui compte les heures à partir du lever du soleil, c'est celui en forme de coquille, bleu, daté 1760.
Déambulez le long des vingt-cinq fresques qui racontent la vie de St François, entrez dans l'église admirer un des plus anciens chemins de croix de la région, étonnez vous devant l'état de conservation des fresques du réfectoire puis rêvez, dans le jardin devant la vallée de la Bendola. Au fond, c'est l'Italie.
1988 marque le départ définitif des quelques frères qui restaient encore. Aujourd'hui, le couvent organise des expositions temporaires d'artistes contemporains et abrite une retraite d'écriture qui reçoit des auteurs de renommée internationale, et les cellules retrouvent leur rôle de recueillement et de concentration. Voici ce qu'écrit Charles Juliet dans ses " carnets de Saorge ".
19 avril oe Chaque matin, quand je sors du monastère et que je m'avance sur le terre-plein, je suis obligé de m'arrêter, tant le spectacle est beau. Je m'assois près de la fontaine et je le contemple longuement.
Près de cette fontaine, on voit une curieuse haie ... elle souligne le chemin de la repentia qui fait le tour du village jusqu'à l'église paroissiale.
pendant la semaine sainte, les paroissiens et surtout les pénitents venaient chercher le gisant qui se trouve au monastère et utilisaient ce petit chemin du repentir pour l'amener jusqu'à l'église paroissiale où avait lieu la messe.
Lydie Staub, qui tient la librairie du village, nous parle de Sospel :
" Et donc le village, au point de vue architecture, le village est construit sur trois niveaux toujours de la même manière parce que les gens en fait vivaient par quartier un peu séparé.
Donc en bas nous avons toujours une rue qui se termine par une place et un lavoir, la même chose au milieu et au plus haut
Donc le bas du village, s'appelle le carrera du soutaille, parce que c'est en patois, notre dialecte est toujours présent dans le village, les gens continuent à le parler
Le milieu c'est carrera de medge et le plus haut carerra du sourail. "
Retour haut de page