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La promenade des remparts

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La promenade des remparts

Est-ce que vous apercevez le mur perpendiculaire à la tour du Havre ?... C'est l'ancien batardeau.

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La promenade des remparts
Si les remparts que nous admirons ont été aussi bien conservés c'est grâce au terrain humide sur lequel ils sont bâtis. En effet, cette parcelle qui va de la porte du Croux à la Tour Goguin en face de la Loire était difficilement constructible. Elle a donc été préservée des destructions et reconstructions.
Ces remparts construits en 1194 par le comte Pierre de Courtenay ont connu de nombreuses évolutions au fil des siècles. Depuis 1965, un jardin municipal y accueille les promeneurs.
Tournez le dos à la Porte du Croux et regardez sur votre gauche...
Vous voyez, derrière les remparts, l'ancien logis de l'abbesse de Notre Dame ?... Autrefois, juste après, une porte débouchait sur une salle d'arme avec, à sa suite, 7 archères. Ces fentes conçues dans la pierre pour les archers sont actuellement bouchées. Mais, elles s'ouvraient sur une galerie voûtée et assuraient la défense de cette partie des remparts.
Regardez à présent à droite...
Une roseraie plantée de variétés anciennes sépare l'allée principale de la pelouse ornée de massifs. Au-delà de la roseraie, un belvédère avec ses arbres aux essences diverses invite à la rêverie dans cet écrin de verdure nivernais
Regardez un peu plus loin, dans la continuité...
Est-ce que vous apercevez le mur perpendiculaire à la tour du Havre ?... C'est l'ancien batardeau. De nos jours il possède une ouverture, mais à l'époque, il servait à retenir les eaux du ruisseau de la Passière. Grace à lui, la partie haute des remparts restait en eau. Et puis on utilisait la pression de l'eau comme force motrice pour " les moulins à couleur " situés en contrebas. Ces moulins au joli nom broyaient les émaux nécessaires à la fabrication des peintures pour la faïence. Parmi elles, le célèbre bleu de Nevers issu de l'oxyde de cobalt.
Passé le batardeau, si vous tendez l'oreille, vous entendrez peut-être le murmure du ruisseau de la Passière. Il est aujourd'hui souterrain.
Mais voilà l'esprit de Saint Révérien qui revient. Le martyr de Nevers nous guide dans notre promenade bucolique.
Saint Révérien vieux et débonnaire : Chers amis, continuez l'allée qui serpente au milieu d'une pelouse plantée d'arbres. Vous verrez leurs branches et leurs cimes jouer avec l'ombre et la lumière du jour. Amusez-vous aussi à chercher un trou d'eau dans les rochers. Cette source porte mon nom, et pendant des siècles, elle sortait directement de la muraille.
L'allée nous conduit vers un séquoia, et nous amène sur le Canton fertile, le bien nommé ! On y trouvait là les jardins des propriétaires des rues Saint Genest et... Saint Révérien ! Plus bas, c'était le petit port utilisé par les mariniers de Loire.
Nous voilà de retour au 21e siècle et la balade se termine sous la Tour Goguin près des platanes presque centenaires du quai des Mariniers.
Partons maintenant avec Sa Majesté Carnaval direction les eaux de la Loire ! Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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