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La cathédrale

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La cathédrale

A elle seule, la cathédrale nous permet de suivre l'évolution de l'architecture religieuse à travers les siècles.

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La Cathédrale
Dominant la butte, cet édifice est le fruit d'une longue histoire où chaque période a laissé son empreinte, depuis le baptistère paléochrétien jusqu'aux vitraux contemporains. Certains de ces éléments sont vraiment originaux et font de la cathédrale de Nevers un monument singulier.
A elle seule, la cathédrale nous permet de suivre l'évolution de l'architecture religieuse à travers les siècles.
On commence par les débuts ?
C'est le baptistère du 6ème siècle. Il est alors destiné au baptême des adultes. Un modèle unique au nord de la Loire. Ses vestiges sont découverts après le bombardement de la cathédrale en 1944.
Vient ensuite la partie romane de la cathédrale. Construite au 11ème siècle, elle a la particularité d'avoir son chevet tourné vers l'Ouest. Elle sera en partie détruite par un incendie en 1211.
On reconstruit alors la nef au 13ème siècle.
Si vous levez les yeux au niveau du Triforium, l'étage situé entre les grandes arcades et les fenêtres hautes, vous serez sans doute étonné par son décor sculpté. 40 petits personnages ornent les bases des colonnettes. Une noble dame, un joueur de soule... en cherchant bien vous trouverez aussi un jeune paysan qui s'enlève une épine du pied, ou encore un bourgeois qui sort sa bourse... Tous représentent la société nivernaise de cette époque.
Continuons notre avancée dans le temps.
Le choeur, d'inspiration gothique est reconstruit au 14ème siècle.
Les chapelles latérales de style gothique flamboyant sont ajoutées au 15ème, et enfin une chapelle Renaissance date du 16ème siècle...
Et l'histoire de la cathédrale ne s'arrête pas là, puisqu'après la deuxième guerre mondiale, on doit remplacer les vitraux soufflés par les bombardements.
Plusieurs artistes contemporains vont alors intervenir de 1980 à 2009 pour rendre à l'édifice sa parure de lumière.
Petit tour d'horizon :
Raoul Ubac a réalisé les vitraux du choeur roman, Gottfried Honegger ceux des fenêtres hautes, François Rouan les baies des chapelles rayonnantes, Claude Viallat les fenêtres hautes au-dessus du coeur et Jean-Michel Alberola le transept roman puis les vitraux du déambulatoire.
Prenez un instant pour détailler ces derniers.
En suivant le déambulatoire par la gauche, vous verrez d'abord le vitrail de la Pentecôte avec ses petites flammes, puis celui du Baptême, situé au dessus du baptistère, reconnaissable à sa coquille St Jacques et à sa belle vague ondoyante.
Sur le vitrail suivant, la Création du monde, de nombreux animaux, plantes et planètes, au dessin précis comme de planches encyclopédiques ! Ce travail de gravure sur le verre est un des aspects les plus intéressants de certains vitraux d'Alberola.
En continuant à tourner autour du choeur, vous pourrez apercevoir le vitrail de la nativité dans des beaux tons de bleu, puis ceux de la chapelle axiale consacrée à la Marie, où le couronnement de la Vierge est encadré par les mains de Dieu.
Partons maintenant à l'abbaye Notre Dame, Rue St Genest, où l'esprit d'un martyr côtoie les religieuses bénédictines ! Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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