Névache >

Eglise Saint-Sébastien

Version mobile
English Italien

Eglise Saint-Sébastien

Le premier hameau de la commune de Névache que l'on aborde en remontant la vallée

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Blotti sous les escarpements rocheux au débouché du vallon des Acles, Plampinet est le premier hameau de la commune de Névache que l'on aborde en remontant la vallée.
Le village possède deux édifices religieux, l'église Saint-Sébastien et la chapelle Notre-Dame-des-Grâces, tous deux remarquables par la richesse de leurs peintures murales.
Construite en 1510 à flanc de coteau, l'église Saint-Sébastien domine le hameau.
Les peintures murales qui l'ornent datent de la première moitié du 16e siècle. Elles couvrent la voûte de la troisième travée, l'arc triomphal ainsi que le mur sud de la nef et présentent, en vingt et un panneaux, l'Annonciation et un cycle de la Passion depuis le jardin des Oliviers jusqu'à la Résurrection. 
On peut établir une relation avec un autre ensemble peint un peu plus tard, à Puy-Saint-André, et qui comprend sensiblement le même nombre de scènes, de la Nativité jusqu'à la Crucifixion. Ces scènes puisent souvent à des modèles communs diffusés par des gravures.
La chapelle Notre-Dame-des-Grâces se trouve à l'extrémité nord de Plampinet. Cet édifice modeste se distingue des maisons environnantes par son petit clocher-mur.
Ses murs intérieurs présentent eux aussi un riche décor, daté de la deuxième moitié du 15e siècle, qui invite le fidèle à méditer sur ses fautes commises ou à venir, à se recueillir ou à implorer une protection.
Sur le mur occidental, les vices, vertus et châtiments, enchaînés, sont entraînés par des démons terrifiants dans la gueule béante du Léviathan. Sur le mur nord sont peints un Calvaire, remarquable par son intensité dramatique, et le martyre de saint Sébastien, puis d'une même main délicate une sainte Lucie, une Annonciation et une Vierge allaitant l'Enfant.
Les peintures murales de ce type, très nombreuses dans le nord des Hautes-Alpes, sont le témoignage à la fois de la piété populaire et d'un grand effort pastoral de l'Eglise au 15e siècle.
Retour haut de page