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Le jardin botanique

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Le jardin botanique

Voilà 250 ans que les plantes contemplent Nancy...

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Arrêt Le reclus !
Revenez sur vos pas et empruntez la deuxième rue à droite : la rue Victor Bach. Descendez la voie en pente. Au creux de celle-ci, prenez sur votre gauche et entrez dans le pavillon d'accueil du jardin botanique du Montet. Arrêtez-vous dans la première allée à gauche...
Devant vous les tourelles du château qui domine le jardin botanique à Villers-lès-Nancy. A la fin du 19ème siècle, il appartient aux barons du Montet.
Aujourd'hui, il est devenu le jardin botanique du Montet.
Laurent Péru, son directeur, nous entraîne au pays du végétal
Le jardin botanique du Montet a une trentaine d'années. Donc, un jardin mature qui héberge sur une trentaine d'hectares des milliers d'espèces végétales(...) Ici on est dans un jardin scientifique où l'on va parler de science, on va parler de ces subtiles différences entre les espèces végétales et l'on va aussi parler de biodiversité.
Qu'est-ce que c'est au juste la biodiversité ?
Alors, la biodiversité, c'est un terme à la mode et ça regroupe plusieurs biodiversités. La biodiversité des espèces va parler des différentes espèces que l'on rencontre à travers le monde. Il y a des centaines de milliers d'espèces végétales différentes, et elles vont s'organiser selon une autre biodiversité que l'on appelle la biodiversité écosystémique, qui va être, par exemple, en Birmanie, telle forêt tropicale. Qui va être par exemple la toundra en Russie, ou telle forêt d'altitude sur l'Altiplano. Alors, bien entendu, dans les serres, on ne va pas pouvoir présenter ces écosystèmes. On va donc présenter les plantes qu'on va essayer de présenter les unes à côté des autres.
Nous retrouvons Laurent Péru dans une des serres
Dans cette serre conservatoire, on va trouver des plantes originaires des îles mascareignes, de petites îles aux alentours de Madagascar (...) Et là, par exemple, nous avons un spécimen d'hibiscus liliiflorus qui est obtenu, par bouture, d'un exemplaire unique et c'est le dernier, en quelque sorte, le dernier des Mohicans qui subsistent dans l'île Maurice.
Nous voilà dehors Laurent Péru nous guide dans la collection historique
La collection historique tente de recréer les liens entre l'homme et les principales plantes qu'il a côtoyées pendant son développement culturel. Alors, les premières plantes qu'il va rencontrer, ce sont les céréales qu'il va broyer au néolithique pour se nourrir et en faire de la farine. Et ça va être l'avoine, ça va être des céréales sauvages qu'il va cueillir.
Et au Moyen Age ?
L'homme a déjà sélectionné un certain nombre d'espèces végétales parmi les légumes et les fruits qu'il va consommer. On a le cas du pommier où on obtient des pommes qui sont plus grosses. On a le cas du chou. On a le cas du panais et d'un certain nombre d'autres légumes qui vont être utilisés par l'homme.
Et au siècle des lumières ?
L'homme va commencer à voyager et rapporter des espèces végétales inconnues en Europe. des tomates. du maïs, et aussi la pomme de terre qu'on consomme toujours et qui n'est pas du tout originaire de France.
Voilà 250 ans que les plantes contemplent Nancy. Depuis que le premier Jardin Botanique de la ville a été créé dans la rue Sainte Catherine en 1758 !
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