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La cathédrale

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La cathédrale

La cathédrale de Nancy n'en est pas une !

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Arrêt Cathédrale !
Face à vous, l'édifice. Placez-vous devant sa façade...
La cathédrale de Nancy n'en est pas une !
Ah, bon ?
Non, c'est une primatiale ! Et Michelle Maubeuge, chargée de mission au Pôle Culture et Animation de la ville de Nancy, nous explique pourquoi
Charles 3 de Lorraine, qui était donc Duc, voulait marquer l'importance de ce duché indépendant en ayant une cathédrale dans sa capitale. Mais malheureusement, ça n'était pas possible parce qu'il y avait une cathédrale beaucoup trop proche, celle de Toul, donc il y avait en fait une rivalité. Donc, on a créé ici une primatiale comme c'était le cas dans la capitale des Gaule, une des premières installations chrétiennes à Lyon.
La construction du bâtiment ne se fait pas sans mal. Les plans sont conçus par l'architecte Giovanni Betto, modifiés par Jules Hardouin-Mansart et terminés par Germain Boffrand !
Au début de la construction du 18e siècle, construction donc de cette église avec un plan initial comportant une coupole à la croisée du transept qui n'a pas été réalisée, sans doute pour des raisons financières. En façade, pour donner de l'allure, on prévoit, et c'est bien sûr Boffrant qui le fait, deux tours de grande élévation surnommées les poivrières Pompadour par Victor Hugo.
Michelle Maubeuge est notre guide. Elle regarde les deux aigles sculptés entre les tours. Vous les voyez ?
Ces oiseaux héraldiques sont une allusion aux armoiries de la Lorraine, et donc, ils sont en encadrement de l'horloge, dans la travée centrale qui comprend l'accès principal à la cathédrale. Et, juste au-dessus de cette entrée, vous voyez également deux anges qui étaient en adoration devant le Saint sacrement. Saint sacrement disparu à la Révolution et remplacé juste au-dessus par une allusion au peuple français qui avait dédié ce temple à l'être suprême.
Et les deux saints dans les niches ? On ne peut pas les manquer !
Eh bien, c'est Saint Mansuy, qui comme Saint Sigisbert, son compagnon dans la niche de gauche, étaient un des intercesseurs de Nancy. Saint Sigisbert a d'ailleurs une châsse avec ses reliques à l'intérieur même de la cathédrale.
Pénétrons dans la cathédrale et dirigeons-nous vers les grilles de chaque côté. Elles sont signées Jean Lamour, grand artiste nancéen
Oui, un homme qui avait un important atelier de serrurerie, qui a eu ses premières commandes par la municipalité nancéenne avant d'être remarqué par Stanislas qui l'a pris à son service en particulier sur la place royale, aujourd'hui place Stanislas.
De quel style sont-elles ?
C'est ce qu'on appelle le style rocaille ou rococo basé sur le jeu de la courbe et de la contre-courbe et des formes élégantes qui sont vraiment magnifiées ici par les éléments de fer battu doré.
Placez-vous sous la coupole de la cathédrale ornée de personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament. Cette fresque de 1728 est réalisée par le peintre Claude Jacquard. A l'époque, lorsque l'oeuvre est révélée au public, on raconte que la duchesse de Lorraine Elisatbeth-Charlotte s'écrie :
Elisatbeth-Charlotte (outrée): Jacquard m'avait promis de me montrer un ciel, et il me semble voir un enfer !
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