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L'Est républicain

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L'Est républicain

Le bâtiment de l'Est républicain est inauguré en 1913.

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Arrêt Nancy Gare !
Face à vous, l'imposant bâtiment de l'Est Républicain. Placez-vous devant son entrée sur le trottoir d'en face...
Le vendeur : Demandez l'Est républicain ! Demandez !
La cliente : Un s'il vous plait, c'est combien ?
Le vendeur : 5 centimes pour 4 pages ! Eh, regardez ma p'tite dame le beau bâtiment de l'Est républicain. Très style Ecole de Nancy, n'est-ce pas ?
La cliente : C'est quoi cette lanterne en haut de la tour ? On dirait un phare ?
Le vendeur : Vous croyez pas si bien dire ! L'Est républicain, il guide les Nancéens tous les jours avec ses nouvelles !
Le bâtiment de l'Est républicain est inauguré en 1913. La lampe au sommet de la tour a aujourd'hui disparu et les locaux ont bien changé. Gino Tognoli, secrétaire de rédaction pendant 31 ans au journal, se souvient du quotidien dans les années 1960
L'Est Républicain, à cette époque-là, c'était une structure bicéphale avec un bâtiment qui était en plein centre ville, celui qui existe, et un autre de l'autre côté de la rue place Thiers, où se trouvaient les ateliers de fabrication du journal, et dans lequel les linotypistes qui travaillaient derrière les baies vitrées, fabriquaient les lignes de plomb qui rentraient dans la composition du journal. Après, tout ce matériel était amené par souterrain jusque dans le bâtiment administratif où, dans le sous-sol, se trouvaient d'autres ateliers qui étaient une sorte d'antre de vulcain dans la chaleur, dans la vapeur, la poussière...
Avec son accent délicieux, Gino Tognoli évoque l'esprit de l'Est républicain
Et ce qui fait la particularité aussi de l'Est républicain, c'est que l'on peut dire qu'il a toujours accordé une liberté de ton et d'écriture à ses journalistes, ce qui n'est pas forcément le cas partout, dans tous les titres.
Le journal s'enorgueillit d'avoir son propre dessinateur. Une star : Philippe Delestre. Chaque jour, son trait à la fois naïf et lucide, illustre la une. Il nous raconte ses débuts
Je suis arrivé en 1975 à l'Est républicain, j'étais en deuxième année de droit, j'ai poussé la porte un peu avec le culot et l'innocence qu'on a à cet âge-là puisque j'avais 23 ans. On m'a dit banco, vous pouvez essayer, mais on vous prévient, on a Jacques Faizant qui est quand même le pape des dessinateurs, le dessinateur du Figaro. Il est incontournable, et vous avez fort à faire. J'ai écouté, mais j'étais tellement passionné par le dessin que je n'ai pas pu résister. J'ai tenté ma chance.
L'ambiance de l'époque était folle, terriblement sympathique. (...) C'était petit, c'était vieux, un peu sale, étroit, bruyant, c'était plein de fêtes. Il y avait des pots tous les soirs. On fumait, on chantait, on rigolait, on travaillait dans des conditions parfois épouvantables, mais le journal sortait quand même tous les matins.
En 2009, L'Est Républicain a fêté ses... 120 ans ! Longévité rarissime et exemplaire dans le monde la presse !
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