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Un parfum d'Orient enveloppe la "Douëra". En arabe, "maisonnette"

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Nous sommes à Malzeville, dans le parc de la Douûra. du côté de la demeure qui donne sur le parc...
Un parfum d'Orient enveloppe la " Douûra ". En arabe, " maisonnette ". ? Nancy, " douûra " est le nom enchanteur de cette demeure des 1000 et une nuits de style Mozarabe. Vincent Dubois, guide et interprète à l'office de tourisme, nous en dit plus
Le style mozarabe, c'est un mélange de culture chrétienne espagnole et musulmane qui s'est développé au Moyen Age à l'époque où les Arabes ont envahi l'Espagne. Et la Douûra, cette maison est tout à fait marquée par cette influence. On peut le voir sur le portique, l'influence arabo andalouse. Mais surtout regardez la tour à degrés qui rappelle les minarets et qui donne à la Douûra des allures de mosquée.
Pourquoi le 19e siècle s'entiche-t-il de l'orient?
Au 19e siècle, les conquêtes historiques vers l'Algérie, vers l'Egypte font que l'orient va devenir à la mode. Beaucoup d'artistes vont voyager et être très marqués par ce qu'ils ont pu voir. Des écrivains : Flaubert, Victor Hugo... Mais également des peintres : Delacroix. Et Charles Cournault, le propriétaire de la Douûra est lui-même un élève de Delacroix. Il va partir en Algérie, et à son retour, il va faire modifier sa maison dans le style mozarabe.
Le Maghreb inspirera à Charles Cournault des dessins, des aquarelles représentant des paysages de rêve, des monuments et des personnages exotiques. Passionné par l'archéologie, Charles deviendra conservateur du Musée lorrain de Nancy.
Il est aussi le grand-père d'Etienne Cournault, un artiste extraordinairement doué, à la fois spécialiste de la peinture sur verre et créateur de bijoux art déco. Véronique Paris, guide conférencière au musée des Beaux Arts de Nancy, évoque l'éducation d'Etienne Cournault à la Douûra
Le petit Etienne naît en 1891 dans cette maison conçue par son grand-père Charles et qui évoque déjà l'orientalisme. Il profite également de la grande culture du grand-père au moyen des ouvrages exceptionnels auxquels il a accès dans la bibliothèque, et c'est le grand-père qui va le guider dans ses premiers pas. Ce sera le burin, et puis ensuite des techniques où il va exprimer toute sa poésie.
Véronique Paris nous donne rendez-vous au musée des Beaux Arts devant une oeuvre d'Etienne Cournault de 1927 : Pipe d'eau douce. Telle Alice au pays des merveilles, une femme jouant de la flûte semble surgir d'un miroir. Pour obtenir ce résultat, l'artiste conjugue les techniques picturales
Oui, il s'essaye à pas mal de techniques, et va se consacrer dans les années 20 à une technique qui appartient vraiment au patrimoine lorrain, la technique du fixé sous verre qu'il élargit au miroir au travers duquel apparaît cette jeune femme orientale, mystérieuse. Peut-être est-ce cela là aussi une évocation des décors peints sur miroir qui existe dans la Douûra ?...
Laissez-vous envoûter par le charme de la Douûra et n'hésitez pas à pénétrer dans cette demeure qui aime les artistes et propose un programme culturel tout au long de l'année.
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