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La salle mérovingienne

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La salle mérovingienne

La femme mérovingienne soigne son look

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La salle mérovingienne.
Nous voici à présent immergés au 6e siècle après Jésus Christ, au temps des mérovingiens et du royaume de Reims.
Et cela va peut-être vous surprendre mais la femme mérovingienne est très coquette !
Regardez les vitrines : les colliers n'ont pas pris une ride, ils feraient fureur encore aujourd'hui.
Les parures sont faites de perles en terre cuite ou en pâte de verre. Les boucles parfois serties de grenats.
Et les anciennes monnaies avaient déjà la cote : les pièces romaines ou gauloises étaient montées sur des colliers ou bracelets.
" Magnifique, ma chérie ! "
On trouve également des boucles d'oreilles, des pinces à cheveux, des bagues ou des peignes en os, sans oublier les fibules, ancêtres de nos broches.
Un régal ces vitrines !
Rien n'est laissé au hasard. La ceinture est ornée d'une plaque-boucle décorée. Comme les chaussures : la boucle permet de nouer les lanières.
De quoi soigner son look !
Tous ces bijoux ont été retrouvés dans les sépultures. On les enterrait avec la défunte parce qu'ils marquaient aussi son statut social.
Plus ils étaient ouvragés et ornés de pierres précieuses, plus la défunte était quelqu'un d'important.
Autant dire que les nécropoles sont des mines d'informations !
Ces bijoux nous disent aussi autre chose sur les mérovingiens. Marc Bouxin est le directeur du musée.
Cette jeune femme porte un impressionnant collier fait de gros grains d'ambre. Ceux-ci venaient des côtes de la Baltique, c'est vraiment l'illustration de ces courants d'échanges commerciaux qui étaient très actifs à l'époque du royaume de Reims.
Et côté look, les hommes n'avaient rien à envier à leurs épouses.
On a retrouvé dans leurs tombes des pinces à épiler !
De quoi décontenancer les historiens, comme Marc Bouxin.
Au début, on ne comprenait pas trop la fonction de la chose, donc on voyait les guerriers mérovingiens très soucieux de leur look ce qui était pas tout-à-fait le cas quand même.
Et non ! L'homme mérovingien n'était pas un métrosexuel soignant son apparence...
En fait, ces pinces avaient une fonction plus pratique, parce que, bon, ces guerriers utilisaient des armes avec des manches en bois, que ce soient les lances, javelots, les haches, et en fait ces pinces étaient surtout utilisées pour enlever les échardes que ces messieurs pouvaient se mettre dans les doigts lors des manipulations d'armes.
Ils avaient aussi à la ceinture une aumônière : un petit sac comprenant rasoir, silex, pince à épiler, aiguilles. Tout l'attirail du parfait chasseur.
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