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Musée du Quai Branly

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Musée du Quai Branly

Un lieu dédié aux arts, aux civilisations non occidentales, caché dans un jardin pas comme les autres...

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Nous sommes dans le jardin du musée du quai Branly.
En 1999, Jacques Chirac décide de créer un musée pour accueillir les arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
Le musée ouvre ses portes en 2006.
C'est l'architecte Jean Nouvel, lauréat du prix Pritzker, l'équivalent du Prix Nobel en architecture, qui conçoit le bâtiment.
Ce que j'ai voulu faire, c'était d'établir un territoire. J'ai proposé un bâtiment qui sera noyé dans le végétal, un territoire initiatique.
Ici, on est sur ce territoire, au milieu du jardin. La façade en verre nous isole du bruit des voitures.
En arrivant, on va pouvoir se promener à travers des hautes herbes et des sentiers, à travers lesquels on va ensuite pouvoir découvrir petit à petit ce qui se passe à l'intérieur du bâtiment.
Sur ces sentiers dont parle Jean Nouvel, on trouve de petites bulles de verres qui abritent des insectes.
Des graminées, des chênes, des érables, des joncs sont entretenus sans pesticides.
Au nord, côté quais, vous verrez une végétation luxuriante dans laquelle il est agréable de se perdre.
Au sud, côté rue de l'Université, des cerisiers, des magnolias et de petites mares sont investies par les lentilles d'eau.
Ce jardin a été dessiné par le paysagiste Gilles Clément. Pas de pelouse, ni de massifs de fleurs taillés à la serpe. Au contraire : les plantes poussent et se ressèment comme elles veulent. C'est ça le ?jardin en mouvement? cher à Gilles Clément.
Ici, la nature est reine et les plantes poussent parfois d'une drôle de façon !
A l'extérieur du musée, sur la façade, vous avez sans doute vu le mur végétal où vivent 15 000 plantes.
Dans la nature, quand vous êtes en forêt, vous avez des rochers humides, dans les zones de montagne en particulier, quand vous avez des zones de suintement et dès que vous avez un peu de suintement, vous avez des plantes qui se développent.
Patrick Blanc, chercheur au CNRS, inventeur du mur végétal, nous explique comment il a recréé cet environnement naturel.
Pour imiter le rocher, il fallait une surface rigide, solide, c'est une planche en plastique, en PVC, qui imite un rocher en granit ou en grès et dessus, il fallait imiter le tapis des mousses naturellement qui poussent en sous-bois et ce tapis de mousse est remplacé en fait par un feutre de 3 mm , en polyamide.
Tous les volumes colorés sont des salles spécifiques où on a mis des objets dans une scénographie particulière.
Dans le musée, ces boîtes créent une atmosphère plus intime. Ce sont de petites salles dans la grande salle !
Et dans ces salles, il y a 300 000 objets qui proviennent d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques : des bijoux berbères, des décors au pochoir japonais, des vêtements en peau des Amérindiens. Tous ces objets sont empreints de spiritualité.
Les objets qui sont ici sont liés à des dieux, à des croyances qui ne sont pas les nôtres, aux cultes des ancêtres.
C'est pourquoi l'architecte Jean Nouvel a créé un espace qui respecte cette spiritualité. Gilles Clément, un jardin qui respecte la terre. Et Patrick Blanc, une invention qui devrait donner un nouveau visage aux villes.
Pour toutes ces raisons et pour les collections qu'il contient, le musée du quai Branly est un autre lieu, un lieu d'accueil à Paris.
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