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Portrait de Madame Duvaucey

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Portrait de Madame Duvaucey

Ingres est profondément marqué par le quattrocento italien, c'est-à-dire le quinzième siècle, et par Raphaël.

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Je suis Antônia De Nittis. Napolitaine. J'étais heureuse à l'époque où Monsieur Ingres a fait mon portrait, au tout début du siècle. J'avais épousé un Français, M. Duvaucey et j'étais la maîtresse de l'ambassadeur de France à Naples, le baron Alquier.
Et Jean-Auguste-Dominique Ingres avait 27 ans ! > Un jeune peintre plein d'avenir, pensionnaire de l'Académie de France à Rome pour compléter sa formation. Il peut y étudier en détail et à volonté les grands maîtres de la Renaissance italienne.
Il est d'ailleurs profondément marqué par le quattrocento italien, c'est-à-dire le quinzième siècle, et par Raphaûl.
Ce tableau, c'est l'un de ses tout premiers portraits féminins et l'un des plus réussis ! Comme j'étais belle à cette époque. Mon visage arrondi. Couverte de bijoux. Ces étoffes soyeuses. Et ce bel éventail ! L'une des plus belles femmes de Rome disait-on....
Un portrait tout en douceur, tout en courbe
Suivez des yeux le bord du fauteuil, au niveau du dossier
Il est comme prolongé par l'épaule arrondie la jeune femme. Son cou est assez curieux, comme allongé, mais l'ensemble n'en est que plus harmonieux. >
Ingres, qui se rêvait peintre d'histoire a excellé toute sa vie, dans l'exercice du portrait !

Les couleurs de cette composition lui donnent une grande douceur : le jaune pâle du châle ; le rouge éclairci du fauteuil ; et bien sûr la blancheur du teint de Mme Duvaucey.
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