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Madone, dite de la maison d'Orléans

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Madone, dite de la maison d'Orléans

Pourquoi une Madone ? Pourquoi pas juste une femme et son enfant ?

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Pourquoi une Madone ? Pourquoi pas juste une femme et son enfant ?
La Vierge touche l'enfant, lui caresse même le pied d'un geste très maternel. Une mère et son fils, en somme ! Au Moyen-âge, cela ne se fait pas ! Ce détail permet d'identifier un tableau de la Renaissance, plus concret, plus proche de la vie.
Eh bien qu'est-ce qui nous dit qu'il s'agit pourtant de la Vierge ?
Les couleurs d'abord. Ses vêtements sont rouge et bleu, ses couleurs traditionnelles.
Et puis les auréoles au-dessus des deux personnages, très fines, peu visibles, mais bien présentes !
Enfin levez les yeux sur la partie haute du tableau, derrière la Vierge
On distingue des pots sur une étagère, dont l'un porte une pomme. Il rappelle une autre oeuvre de l'époque, où le même pot portait l'inscription : Tyriana. Un remède contre les morsures de serpent.
Et quel rapport avec la Vierge ?
Avec l'enfant plutôt ! Le Serpent est le symbole du Mal et le pot de Tyriana rappelle les pouvoirs du Christ guérisseur. >
Cette oeuvre, c'est aussi une histoire de famille ! C'est le titre qui le dit : " Madone de la Maison d'Orléans ". Voix d'homme mûr
Ce tableau appartenait à mon grand-père. Philippe Egalité. Un aristocrate révolutionnaire. Il a même voté la mort de notre cousin Louis XVI ! Enfin passons... <>Philippe a vendu le tableau en 1791 pour payer ses dettes, <>mais ce tableau porte notre nom : celui de la Maison d'Orléans. <> Ah j'ai eu du mal à le récupérer. J'ai dû l'acheter aux enchères<>une somme folle ! >
Mais l'important, c'est que le tableau figure aujourd'hui dans la collection.
Vous l'avez peut-être remarqué, cet enfant Jésus a la mine boudeuse ! Certains le trouveront peut-être laid, loin des beaux visages aux traits fins qu'affectionne habituellement Raphaûl.
Mais n'oublions pas que les canons de beauté changent avec les époques.
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