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Les Trois Grâces

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Les Trois Grâces

Trois femmes en mouvement, presque nues, chacune une boule d'or à la main, dans un paysage étrange.

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Trois femmes en mouvement, presque nues, chacune une boule d'or à la main, dans un paysage étrange.
Ce tableau de Raphaûl renferme, encore aujourd'hui, beaucoup de mystères.
Mais avant d'en parler, observons déjà ces femmes.
Trois Grâces. Trois déesses, peut-être ? Des beautés idéales sans aucun doute.
Si semblables et pourtant si différentes. >
Un voile couvre ses hanches et le bras de sa compagne cache sa poitrine.
A droite,
Une femme qui étale sa nudité, seulement affublée d'un lourd bijou !
Enfin, la femme de dos, au centre, dont les cheveux sont relevés en chignon. Entièrement nue, elle porte aussi un collier autour du cou.
Alors qui sont ces trois femmes ? >
Voix de conteur
Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'une radiographie du tableau a montré que l'artiste a modifié sa composition.
Au début, une seule des trois grâces tenait une boule d'or... ou une pomme qui renvoyait l'observateur au jugement de Pâris, un autre épisode de la mythologie.
Voix de conteur
L'Olympe fête les Noces de Pelée et Thétis, tous les dieux sont invités. Tous sauf Éris, la déesse de la discorde. Pour se venger, elle écrit sur une pomme d'or : " à la plus belle " et la jette au milieu de la fête.
C'est la célèbre pomme de la discorde !
Athéna, déesse de la guerre, Héra, épouse de Zeus le roi des dieux et Aphrodite, déesse de la beauté se disputent l'objet.
Pour trancher, elles s'adressent à Pâris. Après de longues hésitations, le berger choisit Aphrodite, qui lui a promis la plus belle des mortelles, Hélène. >
C'est effectivement cet épisode de la mythologie qu'on reconnaît par radiographie. D'ailleurs un panneau représentant un chevalier complétait ce tableau. Peut-être était-ce une représentation de Paris ? Et les boules d'or sont-elles des pommes ? Font-elles référence aux armes de la famille Médicis à qui aurait appartenu le tableau autrefois ?
Le mystère demeure.
Le duc d'Aumale, quant à lui, avait sa propre interprétation de cette scène.
" A gauche, la jeune femme vierge, à droite, une femme dans le plein de sa beauté et au centre, la femme dans toute sa maturité. "
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